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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 07:23

Affiche

 

La Piel que habito - Pedro Almodovar 

avec Antonio Banderas, Elena Anaya, Marisa Paredes 

 

Inspiré par le très noir roman de Thierry Jonquet, Mygale, La Piel que habito a pour personnage principal Robert (Antonio Banderas), brillant chirurgien plastique. Ce dernier, contre l'avis de la profession, continue ses expériences sur la greffe de peau dans son laboratoire personnel. Il teste ses nouveautés sur une femme qu'il séquestre et qui est étroitment surveillée par Marilia (Marisa Paredes), employée de maison totalement dévouée à Robert.

Le chirurgien est fasciné par Vera, sa création, qu'il observe sur des écrans. Il faut dire que Vera, sous les traits d'Elena Anaya est d'une beauté incroyable.

La Piel 3

 

Par flash-back interposés on apprend petit à petit la cause de cette folie qui habite le chirurgien. Suite à un accident, sa femme, grièvement brulée n'a pu supporter son image défigurée et s'est suicidée. Il n'a pu la sauver malgré toutes ses compétences, est obsédé par le remords et veut mettre au point une peau artificielle parfaite qui résisterait à toutes les agressions. C'est à cela qu'il s'emploie sur Vera. La Piel 1

Mais le remords n'est pas la seule motivation de Robert. Il est également animé par une incroyable soif de vengeance et Vera en est l'objet.  

Qui est-elle ? Pourquoi l'a -t-il choisie comme cobaye ?

Un autre personnage est l'objet des expériences du chirurgien : Vincent, un jeune homme qu'il a kidnappé et qu'il traite comme un animal, enchaîné, abandonné à sa solitude et dans l'incompréhension de sa situation.

 

 Là aussi, quelques flash-back permettront au spectateur de reconstituer le cheminement des personnages et de découvrir l'horreur de la situation, le lien entre Vera et Vincent et le machiavélisme du chirugien.

Mais il n'est pas le seul à être pervers. Son employée de maison, Marilia, n'est pas ce qu'elle prétend être et peut-être est-ce elle la plus perturbée dans cette histoire. Quant à Vera, elle paraît parfois prendre plaisir à sa séquestration et semble manipuler Robert.

Encore une fois Almodovar nous raconte une histoire insensée. Une histoire de folie, de vengeance, de manipulation et de transgression.

Comme toujours le corps et l'identité sexuelle sont au coeur de sa réflexion.

J'ai aimé retrouver Antonio Banderas (soupir !) aussi magnifique dans la froideur et le détachement qu'il l'avait été dans l'agitation et la fièvre de Attache-moi ! (mon Almodovar préféré). Quant à Elena Analya, ce fut une belle découverte.

L'histoire que nous raconte Almodovar est sordide et dérangeante, mais elle l'est malgré tout beaucoup moins que celle racontée par Thierry Jonquet. On passe assez rapidement sur certains passages, notamment la détention de Vincent, et il est plus difficile de comprendre ce qu'il ressent. Mais c'est souvent le cas quand on passe de l'écrit à l'écran, il faudrait bien plus de 2h pour construire réellement une atmosphère aussi chargée.

Toujours en comparant le film au roman, je n'ai pas trop aimé la fin, sorte de « happy end » pour Vera, mais là encore c'est vraiment tordu.

Mais je n'ai malgré tout pas boudé le plaisir de ce mélodrame, genre qu'on ne voit plus beaucoup dans les salles.


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Published by somaja.over-blog.com - dans Cinéma
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commentaires

Asphodèle 22/11/2011 22:24

Je suis d'accord avec toi mais on est souvent déçu... J'ai vu Je l'aimais avant-hier soir et bien je n'ai pas aimé du tout, du tout, bien que le livre soir relativement bien retracé
chronologiquement, le rendu est ...beurk ! Bises pendant qu'OB marche encore, vous êtes attaquées par un virus ou quoi ??? Syl. est dans tous ses états ! Je vous héberge si ça ne va pas ! :)

somaja.over-blog.com 23/11/2011 08:24



Je n'ai pas vu cette adaptation mais à sa sortie les critiques n'étaient pas géniales. Il ne suffit pas d'avoir 2 bons comédiens pour faire un film. Almodovar ne fait pas une adaptation fidèle.
S'il garde les éléments essentiels (motivations du chirurgien et le suspense autour du personnage de Eve), il met aussi sa signature, comme toujours, en apportant d'autres personnages
complètement barrés et inquiètants, et en changeant la fin, et donne à voir non plus un film uniquement noir mais un mélodrame.


Alors comme ça, la Vendée va devenir terre d'asile ?



Asphodèle 20/11/2011 10:20

Contente de lire ton avis car jusque là, j'en ai vu des critiques, soit assassines, soit mitigées mais pas une vraiment favorable, hormis le jeu des acteurs ! J'essaierai de le voir en DVD mais je
pense que je préfèrerai l'écrit...

somaja.over-blog.com 20/11/2011 20:55



Je te conseille de lire le roman avant. Ce qui m'a surtout intéressée c'est de voir ce qu'il a pris du roman et ce qu'il en a fait.



Syl. 20/11/2011 09:00

A voir !

somaja.over-blog.com 20/11/2011 20:53



Oui, comme toujours (ou presque) un Almodovar se laisse regarder... et puis il y a Antonio !



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