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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:01

  

Le printemps est là et ses bonnes résolutions, notamment celles de ranger, nettoyer, et pourquoi pas, alléger les PAL !

Quelques romans sont dans les strating-blocks, prêts pour des lectures communes.  

Hunger games 3

  

  

  

  

 

Hunger games 3 de Suzanne Collins

avec Syl. , Lasardine et ... le 6 mai  

 

 

 

 

 

Mauprat  

 

 

 

 

 

Mauprat de George Sand

avec Syl., Céline et ....le 27 mai

 

 

 

 

Suite française

 

 

 

 

 

 

 

Suite française de Irène Némirovsky

avec Syl. et ....(reporté  )

 

 

 

Les lieux sombres

 

 

     

      

   

Les Lieux sombres de Gillian Flynn

avec Sandrine et Enna le 1er juin  

 

 

 

 

Mma Ramotswe détective

 

 

 

 

 

Mma Ramotswe détective de Alexander McCall Smith

avec Sharon et ... le 29 juin 

 

 

 

 

 

 

Les Spellman se déchaînent

 

 

 

 

 

La Revanche des Spellman de Lisa Lutz

avec Syl. et ... le 27 août 

 

 

 

 

La dame en blanc

 

 

 

 

La Dame en blanc de Wilkie Collins

avec Céline et ... le 27 juillet 

 

 

 

 

 

Si vous aussi vous voulez sortir ces romans de votre PAL, c'est l'occasion....

 

 

 

 

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:00

 

Un petit livre (117 pages) qui a voyagé depuis le poulailler de Liliba.Coup de coeur


Les-poules2.jpegLes Poules – Dominique Resch

 

 

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, et ce premier roman très original de Dominique Resch a été un vrai moment de bonheur de lecture.

 

 

 

 

Un jeune garçon, le narrateur, raconte ses premières années plongées dans le flou le plus total, puis comment dès l'arrivée de ses premières lunettes, le monde s'est éclairé, illuminé même, quand il a découvert les filles. Il est question d'éveil du désir (notamment grâce au catalogue de la Redoute !), de découverte de la sexualité.

« (...) un jour, des lunettes pemettent de voir les choses. Les mouches, les puces dans les chiens. Et dans la foulée, ces lunettes permettent de voir les filles. Et de les voir nettes, les filles. Et les filles, floues ou nettes, ce n'est pas la même chose. Floues, ça se confond avec le reste. Ca fait corps. Dans la fumée de cigarette des grands et les nuages de souvenirs de purée maternelle primitive. Nettes, ça n'a rien à voir. Il ne sera plus jamais question de se contenter de floues : c'est la naissance du désir. »

 

Cette découverte devient une obsession, il collectionne les images de « poules » qui viennent s'entasser dans une boîte à chaussures soigneusement cachée dans une pièce désaffectée puis dans le poulailler de la grand-mère. Ben oui, quoi, des poules dans le poulailler, quoi de plus logique !

 

Le style est très alerte, et très drôle. Je me suis surprise à rire toute seule dans le bus sous les yeux étonnés des ados encore endormis en partance vers une journée de boffitude lycéenne. Si j'avais osé je le leur aurais bien conseillé de lire ce petit roman, histoire d'égayer un peu leur journée.

 

C'est drôle et touchant aussi quand il parle de sa grand-mère adorée, et très particulière.

«  Augustine, ma grand-mère, était un angle droit. Mais pas seulement un truc moral, une femme au carré dans sa tête, la conscience tirée à quatre épingles, incapable d'arrondir les anagles : elle était un véritable angle droit. Un vrai. En dur. De la physique. Du concret. De la matière qu'on touche. Elle marchait comme ça, à quatre-vint-dix degrés. Dans cette position inhabituelle pour un être humain. Quantre-vingt-dix-degrés pile. Six heures et quanrt sur la pendule. D'équerre. A ma portée. A mon écoute. Rien qu'à moi. »

 

Le récit de ses péripéties La Redoutienne, de ses angoisses quand son trésor a été découvert, et de son lien avec Augustine, est ponctué entre deux chapitres, d'interrogations sur l'inventeur de l'imprimante qui marque les dates sur les oeufs. Surprenant mais trop drôle !

 

«  Des types ont travaillé jour et nuit sur le projet. Hervé L. a travaillé tard le soir. Lui en particulier. Heures supplémentaires en pagaille. Au début, ça ne marchait pas mais il se disait qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs et ça le faisait rigoler tout seul dans son labo. »

 

Un roman original, loufoque, à l'humour très particulier, et au style complètement décalé. A lire absolument ! Merci Liliba.

 


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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 07:48

 

 

 

afficheTous les soleils

 

Réalisé par Philippe Claudel


Avec Stefano Accorsi, Neri Marcoré, Lisa Capriani

Alessandro, Italien installé à Strasbourg, est professeur de musique baroque. Veuf depuis longtemps, il vit avec sa fille Irina, et héberge son frère. Ce dernier refuse de vivre en Italie tant que Berlusconi sera au pouvoir (il va même jusqu'à demander le statut de réfugié politique), il refuse de parler Italien et de sortir de l'appartement. Ce frère, un peu fou ,passe son temps en pyjama et en peignoir qui mériterait un petit changement d'air.

La vie d'Alessandro est partagée entre ses cours, son groupe de chant, ses lectures auprès de gens hospitalisés, et ses copains avec lesquels il passe tous les week-ends à la campagne dans un maison qu'ils ont achetée en commun. Il s'occupe beaucoup de sa fille, trop sans doute, car Irina arrivant à l'âge où on souhaiterait un peu d'indépendance voudrait bien que son père la laisse un peu tranquille. Elle découvre les garçons, enfin un, et finalement semble avoir une vie sentimentale bien plus riche que celle de son père.

Et c'est bien là le problème : Alessandro est seul, il n'arrive pas à faire le deuil de son amour de jeunesse ni à s'investir dans aucune relation avec une autre femme. La chorale, la maison de campagne, celle qu'il croit encore être une toute petite fille, son frère, l'hôpital, tout cela masque une terrible solitude. Mais Irina et son oncle fantasque veillent et vont jouer les bonnes fées.

Tous les soleils - fille

Je serais peut-être passée à côté de ce film si je n'avais pas vu un billet très incitatif chez Nanne. Je n' avais rien lu sur ce film, rien entendu avant. Mais j'aime Philippe Claudel écrivain et une comédie écrite par lui m'intriguait, ce n'est pas son genre. Et puis j'aime aussi beaucoup Stephano Accorsi. Et enfin, aller voir une comédie dans la période de morosité ambiante, pourquoi pas ?

Et bien, j'ai passé un bien bon moment . D'accord, ce n'est pas le film de l'année, certes, il y a des défauts. Le principal est l'absence de direction d'acteur. Si Alessandro, son frère et sa fille son justes – la jeune Lisa Capriani est lumineuse – les autres sont bien, bien loin derrière. Notamment la bande de copains. Chaque acteur semble dire son texte comme s'il était en train de passer un contrôle de récitation ! Même la magnifique Anouk Aimée est terne . Quant à Clotilde Courau, pfff, vous avez déjà vu un soufflé qui vient de retomber ? Ben, c'est ça !!!! 

Mais il y a

  • les pitreries du frère qui retrouve sa langue natale pour s'engueuler avec Alessandro (on parle beaucoup avec les mains dans ce films)

Tous les soleils - frères

  • l'hommage au cinéma italien, (la scène de début où Alessandro déambule en solex dans Strasbourg filmée comme une ville italienne avec ses quais, ses canaux, ses ponts, et qui rappelle immédiatement Nanni Moretti sur son vespa dans Journal intime),

  • la musique – une tarentelle qui nous trotte dans la tête bien après la fin du film,

 Tous les soleils - danse

  • les moments magiques entre le père et sa fille, pleins d'émotion, de tendresse, et de complicité.

Voilà donc une petite comédie populaire et sentimentale qui malgré ses défauts, fait passer un bon moment. Je suis ressortie le sourire au lèvres, avec l'envie de visiter Strasbourg (on ne sait jamais, des fois que j'y croise Stefano Accorsi !!!), de ne plus écouter que de la musique baroque (ça tombe bien, j'adore ça), et de me mettre à l'Italien.

Merci Nanne

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 08:13

 

 

 

 



Qu'elle repose en paixQu'elle repose en paix – Jonathan Kellerman



Quatrième de couverture

Pourquoi le célèbre psychologue Alex Delaware reçoit-il un dossier contenant les photos de 43 crimes ? Son ami l'inspecteur Milo Sturgis reconnaît immédiatement les photos d'une affaire vieille de vingt ans, dont il avait été dessaisi. A cette époque, il revenait du Vietnam et faisait équipe avec un inspecteur chevronné sur lequel enquêtait la police des polices.

Les deux amis rouvrent l'enquête. Mais vouloir faire la lumière sur cette affaire, même après toutes ces années, apparaît vite très dangereux. ..

 

Impossible aux deux amis de savoir qui a envoyé ce dossier. Il s'agit probablement de quelqu'un qui travaille ou travaillait pour la police, ces documents sont confidentiels...

L'évocation de Janie Ingalls - 17 ans, mutilée et dont le corps avait été abandonné près d'une autoroute - réveille chez Milo les souvenirs liés à ses débuts dans la police et à Pierce Schiwmm, flic qui ne respectait pas forcément toutes les règles.

Très rapidement on avait retiré cette enquête aux deux policiers : Schwimm avait été mis à la retraite , et Milo muté dans une autre partie de la ville.

Le dossier anonyme leur laisse penser que quelqu'un veut qu'ils reprennent les choses en mains, (mais qui et pourquoi ?). Ils vont se lancer sans compter dans cette enquête et affronter de nombreux obstacles, au péril de leur vie.


La première partie de ce roman – l'évocation de la jeunesse de Milo et le début de la première enquête- brosse le portrait d'un Los Angeles rongé par l'argent, les excès et la corruption, et par une police aux idées étroites, machiste et homophobe. Milo en a souffert, et vingt plus tard, il craint encore le regard et l'opinion des autres.

Cette partie m'a souvent fait penser aux romans d'Ellroy (en un peu moins violent malgré tout).

Alex et Milo ne jouent pas des poings ou des armes à tout bout de champ, ils enquêtent et on suit avec intérêt leurs avancées, de fausse piste en découvertes de plus en plus édifiantes. Ils sont humains, Alex et ses problèmes de communication avec sa compagne, Milo et ses complexes.

Une lecture agréable, sans plus, peut-être parce qu'un peu trop classique.



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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 07:47

PAL

 

PAL3

 

Depuis le temps que je voulais mettre à jour cette PAL grossissante (grâce...ou à cause de vous), voilà, c'est fait ! Ouf !

 

Si certains titres vous font de l'oeil et vous donnent l'envie d'une lecture commune, n'hésitez pas. Ce sera peut-être pour moi l'occasion d'exhumer certains livres qui sont là depuis ? pfff... parfois des dizaines d'années,  sans avoir eu l'honneur de sortir du lot.

 

A 

Appery Yann

* Farrago

 

Atkinson Kate

* Les Choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux

* Dans les replis du temps

* Sous l'aile du bizarre

 

Atwood Margaret

* Cpative

* La Voleuse d'hommes

 

Aubert Brigitte

* Le Miroir des ombres

 

Balzac

* Le Curé de Tours

 

Banks Russel

* American Darling

 

Barjavel René

* Béni soit l'atome

 

Beauvoir Simone

* Mémoires d'une jeune fille rangée

 

Belletto René

* L'Homme de main

* La Vie rêvée

 

Benoît Pierre

* Le Soleil de minuit

 

Benotman A. H.

* Garde à vie

 

Beyala Calixthe

* C'est le soleil qui m'a brûlée

 

Boulgakov Mikhaïl

* Le Roman de Monsieur Molière

 

Brussolo Serge

* La Fenêtre jaune

 

C

Canetti Elias

* Le Territoire de l'homme

 

Cathrine Arnaud

* Exercices de deuil

 

Céline

* Voyage au bout de la nuit

  

Châteaureynaud G.O.

* Le Jardin dans l'île

 

 Chédid Andrée

* L'Artiste et autres nouvelles

 

Cheng François

* Le Dit de Tiang

 

Chraïbi Driss

* Le Monde à côté

 

Collins Wilkie

* Armadale

 

Cook Kenneth

* Le Koala tueur

 

D

Daenninckx Didier

* Cannibale

 

David-Neel Alexandra

* Correspondance avec son mari

 

E

Ellroy James

* Ma Part d'ombre

 

F

Fermine Maxence

* Opium

 

Franzen Jonathan

* Freedom

 

Fry Stephen

* Mensonges, mensonges

 

Fuentes Carlos

* La Campagne d'Amérique

 

G

Gary Romain

* La Promesse de l'aube

 

Germain Sylvie

* Tobie des marais

 

Grainvlle Patrick

* Les Anges et les faucons

 

Guenessia Jean-Michel

* Le Club des incorrigibles optimistes

 

H

Hardon Mark

* Une situation légèrement délicate

 

Hardy Thomas

* Jude l'obscur

 

Harpman Jacqueline

* Moi qui n'ai pas connu les hommes

 

Harstad Donald

* 5 octobre, 23h33

 

Horan Nancy

* Loving Franck

 

I

Izzo Jean-Claude

* Chourmo

* Solea

* Total Khéops

 

Ishiguro Kazuo

* L'Inconsolé

 

J

Jones Sadie

* Le Proscrit

 

Jungstedt Mari

* Les Ombres silencieuses

 

K

Kafka Franz

* La Métamorphose

 

Kourouma Ahmadou

* Allah n'est pas obligé

 

L

Leduc Violette

* La Femme au petit renard

 

Lodge David

* Changement de décor

 

M

Maalouf Amin

* Le Rocher de Tanios

* Les Jardins de lumière

 

Mallet-Joris Françoise

* Les Mensonges

* L'Empire céleste

 

Mann Thomas

* La Loi

 

Maupassant

* Le Horla

* Une Vie

 

Mauvignier Laurent

* Dans la foule

 

McCauley Stephen

* Sexes et dépendances

 

McCoy Horace

* Un linceul n'a pas de poches

 

Mork Christian

* Darling Jim

 

Morrison Toni

* Paradis

 

Murakami Haruki

* Les Amants du Spoutnik

 

O

Oksanen Sofi

* Purge

 

Ouaknine Joseph

* Le Mystère du nain jaune

 

P

Poe Edgar Allan

* Histoires extraordinaires

 

Ponti Claude

* Le Monde, et inversement

 

Proust Marcel

* A l'ombre des jeunes filles en fleurs

 

R

Rambaud Patrick

* La Bataille

 

Reinhard Eric

* Cendrillon

 

S

Safran Foer Jonathan

* Extrêmement fort et incroyablement près

 

Sand George

* Le Meunier d'Angibault

* Indiana

 

Schmitt Eric-Emmanuel

* La Part de l'autre

 

Selby Jr Hubert

* Last exit to Brooklyn

* Retour à Brooklyn

 

Steinfest Heinrich

* Requins d'eau douce

 

Sutter Martin

* La Face cachée de la lune

* Small World

 

T

Theorin Johan

* L'Heure trouble

 

Thompson Jim

* 1275 âmes

 

Treuer David

* Little

 

U

Upfield Arthur

* Des Ailes au-dessus du Diamantina

* Le Retour du broussard

 

V

Vargas Fred

* L'Armée furieuse

 

Vincent Rose

* L'Enfant de Port Royal

 

W

Weyergans François

* Trois jours chez ma mère

 

Y

Yourcenar Marguerite

* Nouvelles orientales

 

Z

* La Mort d'Olivier Bécaille et autres nouvelles

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:00

 

Vous avez déjà vu une ado hystérique (pléonasme ?) venir vers vous en hurlant « le dernier est sorti ! le dernier est sorti ! il me le faut ! » ?

Après avoir réussi à lui faire dire de quoi il s’agissait et devant son regard atterré « quoi ? Tu ne connais pas la série de l’épouvanteur ????? ». Et vlan, vous vous retrouvez avec les 2 premiers volumes dans les mains (parce que vous avez été assez persuasive pour ne pas vous retrouver avec 6 volumes à dévorer immédiatement, oui, il est évident que vous allez aimer, qui n’aime pas l’épouvanteur !!!!! Les vieux peut-être ????)

Défi relevé, j’ai lu les 2 premiers volumes .

 

 

L'apprenti épouvanteurL'Apprenti épouvanteur – T.1 Joseph Delaney

 

Tout d’abord, l’objet : chaque volume ressemble à un vieux grimoire, et on est tout de suite dans une époque et un monde qui évoque sorcellerie, moyen-âge et êtres étranges.

Dans ce monde, on rencontre Tom « septième fils d’un septième fils ». A 13 ans il vit avec sa famille dans une ferme et possède un don particulier, celui de voir ou d’entendre ce que le commun des mortels ne perçoit pas. Sa mère semble connaître beaucoup de choses pour une fermière et elle décide d’envoyer Tom en apprentissage chez l’Epouvanteur : celui qui dans le comté chasse les sorcières, les gobelins et différentes choses que je n’aimerais pas rencontrer le soir au coin d’une rue…

Il quitte donc ses parents, un peu à regrets et avec appréhension, même si ne plus avoir à s’occuper des travaux de la ferme lui convient assez bien. Tom apprend à connaître cette fonction qui permet aux gens du comté de dormir tranquille mais qui fait d’un épouvanteur un être souvent détesté, et donc sans amis. Il  prend  malgré tout cela à cœur et son maître est très exigent. Au fil des leçons, nous découvrons en même temps que le jeune apprenti les caractéristiques des différentes sorcières, et fait essentiel, qu’il faut se méfier des filles qui portent des souliers  pointus.

Bien sûr, Tom en rencontre une, Alice, la petite fille de la Mère Maulkin, terrible sorcière que Tom a libéré dans un élan de générosité qu’il va bientôt regretter. Cette sorcière va semer la terreur dans le comté et Tom va affronter bien des dangers pour réparer ce que son inexpérience et sa naïveté ont provoqué.

Il s’agit comme souvent en littérature jeunesse du parcours initiatique d’un jeune héros. Mais l’originalité ici est que l’action se situe dans un monde que nous connaissons (hormis les gobelins et leurs copains). Il s’agit non pas d’un monde rétro-futuriste créé par l’auteur mais tout rappelle l’Angleterre avec ses petits villages, sa campagne verdoyante, le tout ancré dans une époque qui ressemble de très près au Moyen-âge .

L’écriture est simple et le schéma est traditionnel, mais le tout se laisse lire avec plaisir. Les monstres sont de vrais monstres, les descriptions n’épargnent rien de leurs physiques effrayants ni de leurs agissements les plus cruels. Les rebondissements sont nombreux et on ne s’ennuie pas un instant. Le personnage de Tom est attachant, il n’est pas de ces héros-enfants qui affrontent les pires dangers sans ciller – il doute, il désobéit, il fait des erreurs, et c’est cela qui l’aide à grandir. Tout dans cet univers n’est pas tout blanc ou tout noir.

 

Il y a assez peu de personnages et il est donné au lecteur le temps de les connaître ou de s’interroger sur eux. On devine que la mère de Tom n’est peut-être pas ce qu’elle prétend être, que l’épouvanteur cache des secrets qui pourraient le rendre plus humain qu’il n’y paraît et Alice est particulièrement intéressante. On ne sait pas si elle manipule Tom, si elle deviendra comme le reste de sa famille, une sorcière maléfique (oui, parce que, sachez bonnes gens, qu’il en existe des repenties) ou si elle choisira de changer.

C’est d’ailleurs la question qui traverse ce roman, celle de l’inné, de l’acquis, du déterminisme. A ce titre, les personnages de la mère de Tom et d’Alice sont particulièrement intéressants et les pistes sont posées pour donner envie de lire la suite. Ce que je me suis empressée de faire…

 

 

épouvanteur2La Malédiction de l’épouvanteur 

T.2 Joseph Delaney

 

Tom n’est apprenti chez l’épouvanteur que depuis 6 mois mais il a déjà eu affaire à des fantômes, des sorcières mangeuses d’enfants, et autres gobelins. L’épouvanteur étant malade (ça arrive aux meilleurs d'entre nous !), Tom est envoyé seul à Priestown pour enfermer dans une fosse un éventreur, un des plus dangereux spécimens de gobelins. Et là, croyez-moi sur parole, il est terrifiant. Il a déjà avalé la jambe d’un prêtre, et si Tom réussira à isoler la bête, rien ne pourra sauver l’homme qui mourra quelques jours plus tard. C’est homme s’avère être le frère de l’épouvanteur. Ce dernier décide d’aller à l’enterrement de son frère, même s’ils ne se parlaient plus depuis fort longtemps. Il part avec Tom avec pour but également de terminer un travail. En effet, des années auparavant, il avait échoué à éliminer le Fléau, une créature des plus maléfiques qui reprend des forces et menace le comté et ses habitants.

Mais le Fléau n’est peut-être pas le pire ennemi de l’épouvanteur et des habitants du comté : l’inquisiteur est arrivé dans la ville traînant avec lui une charrette pleine de soit-disant sorciers qu’il va mener au bûcher après un procès expéditif. Et parmi eux Tom reconnaît Alice.

Nos héros vont devoir lutter à la fois contre deux monstres, car l’inquisiteur, s’il a forme humaine, n’est pas moins cruel et inquiétant que le Fléau.

La question de la religion et du  fanatisme est posée, certaines scènes de torture ou de bûcher sont assez dures, sans jamais sombrer dans le sordide.

Dans ce deuxième volume, le personnage d’Alice va prendre une importance considérable, on va apprendre beaucoup sur la jeunesse de l’épouvanteur  et sur son parcours, ainsi que sur les origines de la mère de Tom.

Le rythme est dense, l’action s’intensifie.

Encore un bon moment de lecture.

 

Je ne lirai peut-être pas les volumes suivants, quoique…j’en connais une qui m’attend au tournant…mais maintenant je pourrai dire : comment, tu ne connais pas l’épouvanteur ?????

 


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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 08:36

 

Chaque année je l'attends, je le guette, le premier bourgeon de mon pommier (enfin, LE pommier du petit jardin de l'immeuble). Quel plaisir, chaque jour, de voir l'évolution, le changement de couleur. Il prend de plus en plus en plus d'espace et le temps de le dire, j'ai l'impression, en mettant le pied sur le balcon, d'entrer dans cette boule blanche qui installe le printemps....

                                                                                                          

1      Tiens, les premières fleurs...

2bis

                                                                            

 

3bis            Sympa, d'habiter dans un pommier...

5bis  

                                                                                                                                              

 Petit printemps

Petit printemps fantasque,
Qui lance avec humeur
De violentes bourrasques
Sur les arbres en fleur ;
Petit printemps sauvage
Comme un chat hérissé,
Qui nous crache au visage
De gros flocons glacés ;
Petit printemps boudeur,
Pourquoi faire la moue ?
Laisse tes douces fleurs
                   Refleurir sur ta joue.                                  

 

 Albert Atzenwiler (1898-1941)    

 


  

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 08:05

 

La Boîte noireLa Boîte noire et autres nouvelles

Tonino Benacquista

 

 

4ème de couverture

Un homme tout juste sorti du coma qui reçoit de l'infirmière la transcription de ses secrets les plus enfouis, de son passé le plus perdu. Un jeune homme sur les traces d'un amour passé pour exaucer les dernières volontés de son oncle. Un type, un peu paumé, se souvient du temps où il savait arrêter la pluie. Un mari est prêt à tout pour rencontrer sa maîtresse malgré une femme maladivement jalouse. Un journaliste pense réaliser sa meilleure interview et conquérir la femme de sa vie en une soirée. Autant de personnages bien ordinaires, confrontés à des situations extraordinaires, et qui, de petites lâchetés en mensonges minables, se retrouvent fatalement dans une position aussi intenable que réjouissante...

 

 

Une lecture rapide que ces nouvelles, toutes très différentes, si ce n’est qu’elles mettent à chaque fois un personnage ordinaire dans une situation peu banale.

 

L’ordinaire, on croit le trouver dans Un temps de blues, où un homme, pour échapper à une pluie diluvienne, vient se réfugier dans un bar. Ce bar recèle un trésor, un juke-box, et les musiques le font voyager dans le temps, un temps où il savait arrêter la pluie. Saurait-il le faire encore ?

 

Dans Transfert, une femme est persuadée que son mari a des problèmes et doit voir un psy. Devant le refus du mari qui assure ne pas avoir besoin d’aide, la situation empire et le couple est en proie à une terrible crise – le manque de confiance et la jalousie s’installent. Le mari finira par céder et voir quelqu’un, comme elle l’avait suggéré, mais est-ce bien ce que la femme voulait au départ ?

 

Quand comme dans La Volière un vieil oncle meurt en disant « Je veux être enterré près de la volière », on tente de respecter ses dernières volontés. Mais s’il n’y a aucune volière aux alentours, que faire ? C’est le début d’une incroyable recherche pour Jeannot, qui va aller de découverte en découverte. Son vieil oncle n’a pas eu la vie qu’il imaginait.

 

Un journaliste va vivre une folle journée. Alors qu’il n’a aucun avenir professionnel, une occasion en or s’offre à lui, mais il va de décision stupide en décision stupide et ruine toutes les chances qui lui sont données. (La Pétition)

 

Un jeune homme, là encore sans histoires, se retrouve à l'hôpital dans le coma à la suite d'un accident de la route. Lorsqu'il sort du coma , un coma vigile comme lui expliquera l'infirmière qui l'a veillé, cette même infirmière lui donne un petit carnet dans lequel elle a noté son délire verbal de comateux. De retour chez lui, après bien des hésitations, il ouvre cette  Boîte noire , et là commence un voyage dans son inconscient qui va transformer sa vie.

 

Les cinq nouvelles sont toutes très agréables à lire, notamment La Volière, et La Pétition, drôle et désopilante, mais La Boîte noire sort quand même du lot. Particulièrement bien construite, avec une chute surprenante, elle donne matière à réflexion sur la mémoire et sur les mystères de l'inconscient. Pas étonnant qu'elle ait donné lieu à des adaptations en BD ( Ferrandez-Benacquista) et au cinéma (R. Berry).

                BD 2        La boite noire - 4

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 08:05

 

Par un beau samedi de printemps...

 

... un peu pour le plaisir, un peu pour le travail, je suis allée au salon du livre de Montargis (vous me direz, il y a pire comme travail !).

 

Au détour d'une allée j'ai vu quelques enfants absorbés dans des albums, discutant de ce qu'ils aimaient : c'est qu'ils connaissaient déjà tout,  l'auteur était venu dans leur classe ! Ma curiosité était éveillée et je me suis approchée de ce stand où l'auteur était là, il avait entamé une discussion avec les enfants, les reconnaissant et les appelant par leur prénom.

 

Tandis que mon regard allait d'un album à l'autre sans trop savoir sur lequel s'arrêter, un enfant m'a mis d'autorité  Maé et le lamantin  entre les mains, me disant « Achète celui-là tu verras c'est super bien! ». Devant tant d'enthousiasme j'ai entamé une conversation passionnante avec les deux ou trois enfants présents, ils m'ont expliqué comment l'auteur travaillait les illustrations, ce dernier s'en est mêlé, et ce fut une très belle découverte.

 

Il faut dire qu'Alex Godard est Guadeloupéen, et qu'il met dans ses illustrations toute la diversité des couleurs de la faune et de la flore de son île natale. Ses albums sont très documentés - il m'a expliqué avoir passé de très longs moments à observé les lamantins du zoo de Beauval dans le Loir-et-Cher pour Maé et le lamantin. S'il donne à la mangrove, à la forêt ou aux fonds marins un aspect très réaliste, son travail à la craie qui parfois remplit complètement une double page apporte également une dimension très poétique.

 

Bien sûr il y a une histoire, un texte, à chaque fois émouvant, mais ce qui m'a attirée le plus, ce sont ces magnifiques illustrations dans lesquelles on entre littéralement, comme par magie.

 

J'ai donc craqué pour deux albums (dont celui fortement recommandé par mon jeune ami lecteur du moment), qui feront le bonheur de deux loulous de ma connaissance.

 

Installé à Lyon, Alex Godard se déplace volontiers dans les écoles et semble prendre un réel plaisir à rencontrer ses lecteurs, petits et grands. Avis aux amateurs ! (alex-godard.com)

 

 

Maé 2Maé et le lamantin Texte et illustrations Alex Godard

 

    

Maé vit avec son père et sa nouvelle femme. Maé ne se sent pas aimée par celle qui remplace sa maman, et elle se sent rejetée. Son refuge, c'est la mangrove. Un jour, elle y rencontre un lamantin qui devient vite son ami.

 

 

      

La Forêt de Coeur-Bouliki Texte et illustrations Alex Godard Coeur Bouliki

 

Avec ses yeux de perles noires, Mona avait l'air d'une princesse. La main dans la main, nous avons marché. Partout, la forêt retentissait de chants d'oiseaux invisibles, partout; elle exhalait le parfum sucré des goyaviers. Mais soudain comme une ombre, la nuit a recouvert la forêt... (quatrième de couverture)

  Mona Bouliki

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 08:05

 

winters bone afficheWinter's bone - Debra Granik

adapté de Un hiver de glace de Daniel Woodrell

Avec

Jennifer Lawrence (Ree Dolly)

John Hawkes (Teardrop)



Ree Dolly, 17 ans, vit avec ses jeunes frère et sœur et sa mère dans une maison qui tient plutôt de la cabane, dans le fin fond du Missouri. On comprend qu'elle a dû quitter l'école pour s'occuper de sa fratrie mais aussi de sa mère, totalement ailleurs, qui semble souffrir de dépression.


Le père, absent, est pourtant  d'une importance capitale dans cette histoire. Pour échapper à la prison – il fabrique de la méthamphétamine, comme la plupart des habitants de la région d'ailleurs – il lui fallait payer une caution. Faute d'argent, c'est la maison qui lui a servi de garantie.


La police vient informer Ree que si son père ne se présente pas au tribunal, la maison sera saisie et elle sera expulsée avec les petits et sa mère. C'est la début d'une recherche qui s'avèrera douloureuse.


Elle devra affronter sa famille, ses voisins, les amis de son père, aucun n'ayant intérêt à ce que le père refasse surface. Elle rencontre partout la méfiance, la loi du silence, puis l'hostilité franche et rapidement la violence.


Cette violence est omniprésente chez ces personnages d'exclus et de petits mafieux. Finalement j'ai trouvé dans ce film pas mal de points communs avec True Grit. Ree est un peu comme Mattie, une jeune fille qui évolue dans un monde d'hommes, un monde hostile, et sa quête du père (de l'assassin du père dans True Grit) , lui fera gagner ses galons d'adulte. Ici encore il s'agit d'une histoire qui donne un rôle fort à une jeune fille. Une différence notable toutefois : si l'humour est très présent dans True Grit, il n'en est pas de même dans Winter's bone.

winters-bone-ensemble

Ree ne sourit pas, ou si peu, et ne semble connaître de moments de tendresse qu'avec ses frère et sœur ou avec une copine mariée et déjà mère de famille, comme elle finalement.


Ree est obstinée, jusqu'à se faire tabasser sans broncher, elle ne renonce jamais même quand on la sent effrayée par la violence qu'elle provoque (la scène où elle va demander de l'aide à son oncle Teardrop, camé, englué lui aussi dans la loi du silence, est particulièrement effrayante). Et pourtant à aucun moment elle n'exprime de colère contre son père !


Pour sauver cette famille, on la sent prête à franchir toutes les limites, comme un animal avec ses petits. Elle a abandonné l'école pour eux, elle ne semble pas avoir de regret, mais elle met une rigueur particulière à les emmener à l'école, leur faire faire leur devoir, comme un parent qui veut que ses enfants fassent mieux que lui.


Si Debra Granik donne à voir la misère de ce petit coin des Etats-Unis, avec ses fermes délabrées, la pauvreté qui n'épargne personne, jamais le film ne sombre dans le misérabilisme. Il y a même parfois quelques rares moments de paix, autour de la musique (une scène familiale où chacun joue ou chante du bluegrass, ou une autre où le banjo du père va servir de lien entre Ree et Teardrop). John Hawkes est lui aussi génial dans ce rôle de Teardrop, si plein d'ambiguïté qu'on se demande à chacune de ses apparitions s'il va aider Ree, continuer à faire profil bas dans les brumes de la drogue, ou se mettre du côté des méchants. Teardrop

 

D'ailleurs qui sont les gentils et qui sont les méchants dans ce film ? Difficile à dire malgré tout. Les voisins de Ree par exemple guettent tout ce qui se passe chez elle, ils sont capables de la menacer tout en venant l'instant d'après lui apporter de quoi nourrir sa famille. Comme dans une grande famille où les disputes peuvent aller très loin mais où on se serre les coudes quand il le faut.winters-bone-course





Dans une autre scène, digne d'un film d'horreur, les mêmes qui l'ont agressée quelques scènes plus tôt, lui viennent en aide mais l'obligent toutefois à procéder à un acte d'une grande barbarie. Bien sûr, elle va jusqu'au bout, pour sauver sa famille. La force du film est de toujours « montrer » les actes de violence hors-champ, ce qui n'est pas moins éprouvant d'ailleurs. Le film ne sombre jamais dans le sensationnalisme, ni dans le voyeurisme.

 

Malgré une lumière pâle d'hiver qui rend tout encore plus sordide, ce film est lumineux, grâce essentiellement à Jennifer Lawrence qui crève l'écran, avec une caméra qui s'accroche à elle tout au long du film comme pour mieux la soutenir.

 

C'est un film bouleversant, oppressant,scotchant !

Une très, très belle découverte.

 


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