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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 12:28


Pico Bogue 

Dominique Roques Alexis Dormal

 

PicoBogue-couv-.jpg

 

Chaque année je fais un tour au festival de BD à Blois (si vous ne connaissez pas courrez-y, 3ème ou 4ème week-end de novembre). C’est à taille humaine, les auteurs présents sont nombreux et on y fait de belles découvertes, notamment dans les expositions.


Cette année, la première salle dans laquelle je suis entrée était remplie de visiteurs souriants. Tous adultes, certains souriaient simplement, d’autres éclataient d’un petit rire aussitôt réprimé après avoir jeté un œil alentour. Franchement, ça ne fait pas sérieux de s’esclaffer tout seul dans une expo dédiée à un petit personnage de BD, surtout quand on n’a pas l’excuse d’être accompagné par un enfant !


Ma curiosité a été piquée ; je me suis lancée dans la découverte des planches, croquis et autres extraits d’albums, et comme les autres, je me suis surprise à sourire, à rire franchement, et je suis devenue accro à Pico Bogue.


pico-bogue-jpg.jpg C’est qui Pico Bogue ? C’est un garçon presque ordinaire qui vit avec sa petite sœur Ana Ana, et ses parents. Il a des copains à l’école et des grands-parents, Papic et Mamite. Haut comme trois pommes, il a une chevelure rousse indomptable.

Dit comme cela ça peut paraître une BD pour petits, une lecture un peu simpliste.

Mais que nenni ! Tous les âges peuvent s’y retrouver et y prendre plaisir.

Ce Pico Bogue est désopilant. Il aime discuter de tout, il a un avis sur tout et il use et abuse de son sens de la répartie pour se sortir de situations délicates avec les adultes, particulièrement ses parents dont  on ne peut qu’envier le calme et la sérénité – ou est-ce simplement de la lassitude qu’ils éprouvent face aux deux petits monstres qu’ils ont à la maison ?
Si Pico se plaint parfois de sa sœur dont la naissance lui a supprimé le statut d’enfant unique adoré, il fait souvent équipe avec elle pour des joutes verbales hilarantes et des concours de « la réplique qui tue ». Ces deux-là ont une philosophie de la vie bien à eux. C’est vrai qu’elle est craquante aussi Ana Ana, avec son énergie, sa spontanéité et son air de ne pas y toucher.


En une planche, deux maximum, les auteurs (mère scénariste et fils dessinateur) développent à chaque fois des petits récits, sans jamais tomber dans la mièvrerie, avec  toujours beaucoup d’humour et d’intelligence. Tout y passe : l’école, les relations familiales, l’amour… Ce n’est pas sans rappeler parfois Le Petit Nicolas.


Cette BD est également visuellement attrayante, et le parti pris de l’aquarelle apporte aussi une forme de poésie aux situations humoristiques.

 


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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 12:30


Une série de trois albums (peut être d’autres à venir, qui sait ?) de Gilles Bachelet, à lire, à relire à tout âge et sans modération.

 

Surprise totale à la lecture du premier album,


Mon Chat le plus bête du monde


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Sur la quatrième de couverture on peut lire : «Un ami m’a offert récemment un ouvrage sur les chats. Je ne suis pas arrivé à déterminer à quelle race appartient le mien ». Et pour cause ! L’auteur-illustrateur-narrateur (Gilles Bachelet himself à n’en pas douter), en robe de chambre, l’air un brin lunaire, nous parle de son chat avec la tendresse et la bienveillance qu’on peut avoir pour un être pas tout à fait parfait, mais qu’on aime tant, parce que, quand même, c’est le nôtre….

Le seul petit problème, c’est qu’il nous parle de son chat mais que nous voyons un éléphant (à l’air pas très futé, il est bien vrai). Et c’est là tout le talent de Gilles Bachelet. Ce décalage entre le récit et l’image est d’un drôle ! Le chat-éléphant nous est montré au quotidien dans les postures et les occupations d’un chat – à courir comme un dératé après une pelote de fil, à sauter de la mezzanine et à retomber sur ses pattes, ou pas (celle-là je ne m’en remets pas !), à faire ses besoins dans sa caisse, à s’avachir tout mou sur le canapé…sauf que ce n’est pas un chat qui nous est donné à voir.

Le graphisme est très beau, les situations visuellement hilarantes. Et comme l’illustrateur se met en scène en peintre de son chat, il nous offre de nombreuses références aux grands peintres (son chat étant toujours son modèle préféré).

L’air de rien, c’est l’occasion aussi d’aborder avec les enfants un peu d’histoire de l’art, et de les mener vers une première approche du « nonsense » qui les déconcertera peut-être par le décalage image-récit. Ce qui ne doit pas être un obstacle à leur/se faire plaisir avec cet album également très poétique.


Quand mon chat était petit


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« Quoi de plus touchant qu'une portée de chatons agitant leur petite trompe à la recherche du lait maternel ? Si ce spectacle vous fait fondre, découvrez comment l'un d'entre eux, devint, vaille que vaille, mon chat le plus gentil, le plus gros, et le plus bête du monde. ».

Si vous êtes devenus vous-mêmes « parents » d’un joli chaton que vous avez choisi alors qu’il n’avait encore que quelques poils sur le caillou, vous comprendrez que Gilles Bachelet ait eu envie de nous faire partager cet instant si émouvant de la première rencontre, ces événements si touchants que sont les premiers pas, les premières bêtises, le doudou qui traîne partout …la vie quoi ! Un vrai plaisir que de retrouver cet animal si étrange (c’est vrai qu’il n’a pas choisi le plus futé de la portée ! touchant, tellement il a l’air à l’ouest déjà dès le berceau).

Des nouvelles de mon chat

 

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L’appartement de Gilles Bachelet est devenu trop étroit pour lui et son chat.
Ils partent donc à la campagne où ce gentil chat encombrant va découvrir la liberté, l’espace, et de nouveaux jeux. Ce grand bêta, toujours flanqué de son doudou-carotte, va aussi découvrir l’amour grâce à la charmante chatte du voisin. Et si on s’était trompé (sans jeu de mot) depuis le début et qu’il s’agissait bien d’un chat ???

Même qualité graphique, même poésie, même décalage que dans les albums précédent, c’est jubilatoire.


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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 12:36


Voici le tag de l'amitié que Syl m'a adressé...

 

 

  • Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question : "Et toi, que veux-tu faire quand tu seras plus grand(e) ?"

Exploratrice. Je voulais vivre dans la jungle des aventures extraordinaires ; plus tard c'était journaliste, grand reporter, mais je me suis calmée. Pour la jungle, quand je pense que j'ai une peur panique des araignées.

  • BecassineExploratrice.jpgQuels ont été vos BD et dessins animés préférés ?

J'ai commencé avec Pif gadget, surtout pour le gadget qu'on se disputait avec mes frères et sœur. Mais quand j'ai découvert Rahan, le beau blond musclé, fils de Craô, là j'ai craqué. Depuis je suis toujours fan de BD, mais j'avoue avoir délaissé un peu Rahan.

Dessins animés ? Sans doute « Les fous du volants », le chien au rire satanique, le méchant à moustaches, le pigeon malin joueur de trompette, tous aussi dingues les uns que les autres, j'aime bien les foutraques.

rahan2 1[1]lesfousduvolant.jpg







  • Quels ont été vos jeux préférés?

Surtout des jeux d'extérieur : la chasse aux sauterelles (c'était mon côté exploratrice sans doute), la dînette sous le grand tilleul, avec les soupes de sorcière faites de fourmis, de gendarmes et de feuilles de tilleul.

adele-la-sauterelle.jpg

  • Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi?

Je ne fête pas mes anniversaires. Toutefois l'année dernière, un goûter de non-anniversaire surprise organisé par deux amies (n'est-ce pas Syl. ?) et toujours l'année dernière, et toujours la surprise d'une bougie à souffler sur un biscuit, assise dans un couloir du salon du livre de jeunesse...
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  • Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'avez pas encore fait ?

Tout !
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  •  Quel était votre premier sport préféré?

Sport ? Vous avez dit sport ? Qu'est ce que c'est ????

  • Quelle était votre première idole de musique?

A ma grande honte, on m'a rappelé récemment que j'adorais Dave, j'avais oublié, c'est fou ce qu'on peut avoir une mémoire sélective !

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  • Quel est le plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu?

Noël, c'est comme le sport...Même enfant je n'aimais pas beaucoup cette période. Finalement exploratrice c'était une bonne idée, je suis sûre qu'on ne fête pas Noël dans la jungle...

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 11:47


Tag transmis par Syl.
Heureusement qu'il y  a les pauses pomme !

Pas facile comme challenge, je suis sûre que j'en ai oublié, des essentiels... mais j'ai joué le jeu du chrono (l'ordre est alphabétique, pas de jaloux ...).

- Jane Austen
- Paul Auster
- Philippe Claudel
- Jasper Fforde
- Gustave Flaubert
- Sylvie Germain
- John Irving
- Daphné du Maurier
- Michel Tournier
- Henri Troyat
- Fred Vargas
- Vercors
- Boris Vian
- Tennessee Wiliams
- Emile Zola

Toujours question lecture, il faut faire confiance aux lycéens, et lire leur lauréat du Goncourt cette année encore : Mathias Enard, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants (d'après leurs critiques, c'est un vrai voyage vers un orient qui éveille tous les sens). A suivre...

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 12:42

 

Quand nous étions orphelins
Kazuo Hishiguro

 

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Quand nous étions orphelins a la saveur et le raffinement d’un roman anglais des années 30. Il y a le contexte historique – dans la concession internationale de Shanghaï, puis en Angleterre entre les deux guerres mondiales, et le parfum suranné des anciennes colonies. Il y a aussi une enquête comme pourrait en mener un personnage d’Agatha Christie. Cette enquête est menée par Christopher Banks que nous rencontrons tout d’abord enfant à Shanghai. Ishiguro prend le temps de nous faire partager le quotidien de Christopher, ses moments de connivence avec sa mère, ses jeux avec son jeune voisin japonais, Akira.

L’insouciance vécue par les enfants est rompue par la disparition des parents de Christopher et ce dernier est envoyé dans un pensionnat en Angleterre. Devenu adulte, fort de sa renommée de détective, il peut commencer l’enquête, sa quête : retrouver ses parents. Il va démêler les fils de ses souvenirs, ceux de l’histoire d’un lieu (Shanghaï, la Chine) et dans un même temps l’auteur va emmêler le lecteur dans ceux d’un récit qu’il prend le temps de construire, entre passé et présent du personnage principal, entre la grande et la petite histoire, le tout enrobé de retenue et de non-dit.

 Si je n’ai pas pu reposer ce roman avant la fin, ce n’est pas parce que cette enquête me tenait en haleine comme dans n’importe quel roman policier. C’est qu’avec une subtilité rare, Ishiguro hypnotise son lecteur, il le fait voyager dans les méandres de la mémoire, il tisse  autour de lui une toile universelle qu’est celle de la nostalgie d’un monde perdu - nostalgie du monde protégé et lisse dans la concession internationale,  nostalgie du cocon familial, nostalgie de l’enfance.

 C’est bien l’enfance qui relie les différents protagonistes – Christopher qui passera sa vie à ne pas la vivre pour une quête qu’il sait impossible, Sarah Hemmings dont il croisera à plusieurs reprises le chemin et qui elle est en recherche d’absolu pour combler le manque de ses parents, Jennifer, la fillette qu’il recueille et abandonne par la suite pour mener ses investigations à Shangaï , Akira qui cherchera à retrouver ses racines japonaises. Chacun traverse la vie sans  la voir, sans la vivre, trop occupé à vouloir retrouver cette parcelle d’eux qui leur manque si intensément. Et c’est une infinie tristesse qu’on éprouve pour eux.

 

A lire absolument.


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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 12:40

 

Château l’Attente 
Linda Medley


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C’est  tout d’abord l’objet qui a attiré mon œil. Un livre qui ressemble aux livres de contes de notre enfance.  Un beau gros livre (plus de 400 p.) avec de la dorure, du cuir (enfin presque), un joli marque-page en tissu rouge.  Et puis le titre, Château l’Attente. L’attente de quoi ?  de qui ? pourquoi ?


Comme à chaque fois que je veux acheter une BD ou un roman graphique comme ici, je feuillette. Parce que si le dessin ne me plaît pas, l’histoire a beau être géniale, je n’achète pas. Mais là, je suis tombée sous le charme : des lignes claires, simples, tout en noir et blanc, et un graphisme qui laisse présager une histoire décalée, drôle, foisonnante,  peut-être même insolente… un style qui laisse penser à de la fantasy.

Alors, de quoi ça parle ? Et bien… il était une fois… oui, parce que l’auteur reprend tous les codes du conte. Donc, il était une fois un château abandonné par la Belle au Bois dormant, partie couler des jours heureux ailleurs avec son prince charmant. Ce château fini par devenir le refuge des exclus. Linda Medley nous donne à voir le quotidien de ces habitants tous aussi bizarres les uns que les autres : un intendant à tête de cigogne, un chevalier à tête de Cheval, trois dames de compagnie de la Belle au bois dormant qui s’ennuient à mourir depuis le départ de la donzelle et qui se retrouvent nounou du bébé d’une femme battue qui vient de quitter son mari. N’oublions pas les surprenantes nonnes de l’ordre des Solicitines (confrérie religieuse de femmes à barbe) ni les lutins et autres monstres qui jalonnent le récit.

Si l’auteur  fait appel aux contes traditionnels, elle les détourne avec humour, laissant de côté les personnages flamboyants et les aventures héroïques pour mieux raconter le quotidien de personnages loufoques dans un récit jalonné de références aux contes.

Certains deviennent le temps de quelques pages ou de chapitres entiers les « héros » de l’histoire, les personnages féminins ayant souvent le rôle le plus important. Féministe, Linda Medley ? Sans doute, mais pas seulement... Avec humour et délicatesse elle aborde des problèmes aussi durs que la violence que les hommes font aux femmes, elle n’épargne pas non plus l’obscurantisme des religions. Elle sait manier la digression et raconter des histoires dans l’histoire, elle sait également nous perdre dans son dessin foisonnant de détails. C’est aussi ça le bonheur avec les BD, on lit, on relit, et à chaque fois on découvre un petit détail dans le récit, dans le dessin qui donne envie de tout reprendre depuis le début…c’est jubilatoire.

Un ouvrage pour toute la famille.


 

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