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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 06:50
 
emma afficheEmma  - série BBC de Jim O'Hanlon 2003 - avec Romola Garaï / Jonny Lee Miller  
      http://joliscoeurs.j.o.pic.centerblog.net/otwy3n86.gif
    
 A tout seigneur tout honneur pour ce mois anglais. Je débuterai par une adaptation de la grande Jane Austen. Et cette adaptation, je l'ai découverte chez Eliza, lors du dernier mois anglais.
Quel sens de la transition, je m'étonne parfois !
Mais revenons à ce petit bijou.
 
Je suppose que tout le monde connait l'histoire, celle du roman.
 
Emma Woodhouse est une jeune fille vive, belle, intelligente, mais qui a un très vilain défaut : elle se mêle de tout et surtout de la vie sentimentale des autres.
Elle est certaine d'être à l'origine du mariage de sa gouvernante et persuade la naïve Harriet de laisser tomber son amour de jeunesse pour une proie plus avantageuse. Elle se sent une âme d'entremetteuse sans se soucier de ce que veulent vraiment les gens autour d'elle et sous le regard désapprobateur de Mr Knightley qui la connait depuis l'enfance.
Bref, je ne révèle aucun secret en disant que ces deux-là vont se tourner autour pendant toute l'histoire et qu'il faudra quelques péripéties et attendre qu'Emma soit un peu moins écervelée pour que l'issue soit heureuse.
 
Ne tournons pas autour du pot : c'est un coup de coeur que cette mini-série de la BBC. J'avais aimé le film avec Gwyneth Paltrow et Jeremy Northam, mais encore une fois le fait d'avoir un peu plus de temps pour développer les personnages et les situations donne une coudée d'avance à la série.
 
Romola Garaï est l'Emma que j'avais imaginée à la lecture du roman il y a des années. Elle est tour à tour malicieuse, sûre d'elle, naïve, pétillante, boudeuse... Elle a un charisme fou et on comprend que Mr Knightley soit sous le charme.
Jonny Lee Miller est crédible dans le rôle de l'ami et confident qui n'ose dire tout ce qu'il ressent sauf lorsqu'Emma dépasse les bornes et qu'il se comporte alors plus comme un père que comme un homme amoureux.
 
La qualité de l'interprétation de tous les acteurs, le soin donné à la reconstitution de l'époque avec des costumes et des décors magnifiques, tout cela fait de cette série la meilleure adaptation que j'aie pu voir à ce jour.
Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à me le signaler.
Encore merci Eliza pour cette belle découverte.
 
Pour vous mettre dans l'ambiance, la fameuse scène du bal (spéciale dédicace pour  Mind The Gap (warf !) ).
       
 
Ce DVD peut voyager si ça vous tente.
 
Les trois couples Emma / Mr Knightley
Emma   emma 1 bis
 Gwyneth Paltrow et Jeremy Northam – film de Douglas McGrath - 1996
Emma 2   emma 2 bis
    Kate Beckinsale et Mark Strong - film de Diarmuid Lawrence - 1996 
emma 3   emma 3 bis
Romola Garaï et Jonny Lee Miller  - série de Jim O'Hanlon - 2003
Vous auriez envie de réorganiser les couples ?
Première participation au mois anglais 
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 12:54
 
Rocknrolla afficheRockenrolla - De Guy Ritchie - Avec Gerard Butler, Idris Elba, Tom Wilkinson, Thandie Newton ( 2008)

              

Caïd londonien, Lenny travaille à l'ancienne. Ce qui ne l'empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D'un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c'est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c'est Johnny Quid, rock star toxico qu'on croyait mort, qui a les cartes bien en main... (source  allociné

 

Je n'avais vu ni Snatch, ni Arnaques, crime et botanique du même Guy Ritchie, je ne connaissais donc pas son univers,

Et bien, je peux vous dire que c'est déjanté !

Cette histoire alambiquée, c'est le moins qu'on puisse dire, met en scène des escrocs de tous niveaux . De Lenny, parrain londonien (le génial Tom Wilkinson) qui n'hésite pas à faire boulotter par des écrevisses ceux qui font obstacle à ses magouilles immobilières, au mafieux russe flanqué de ses tueurs sans scrupules. Sans parler d'une bande de bras cassés (dont Gerard Butler et Idris Elba) qui dérobe un tableau pour rembourser les dettes qu'ils ont envers Lenny.

anciens    anciens + nouveau

magouilleurs, anciens et modernes

 

bras cassés 2   bras cassés 1

Des bras cassés en veux-tu en voilà 

Je n'oublie pas une ex-star du rock cocaïnomane, censée être morte, et qui revient mettre la pagaille là où il n'y en avait pas besoin, et cerise sur le gâteau, une comptable véreuse qui manipule tout ce petit monde allègrement.   

femme     addict

 Les deux trouble-fête

 

Tout cela est bien alambiqué, je vous le disais, et même si le film se regarde sans déplaisir, il ne restera pas dans mon top 10.

Le rythme, soutenu, tient plus du clip, et l'effet poupées russes avec histoire qui en cache une autre, qui en cache une autre, qui en..., finit un peu par lasser.

Il n'en reste pas moins que certaines scènes sont assez drôles, notamment une course poursuite à pieds qui n'en finit pas, entre un des bras cassés et un tueur russe, et une autre scène supposée être une scène de sexe torride et qui, filmée d'une façon assez étonnante, finit par être vraiment très drôle.

Un autre bon point : Londres. Tout est filmé dans la capitale londonienne et c'est un vrai plaisir que d'y suivre tous ces personnages.

 

 
Encore une participation au mois anglais
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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 07:00
 
La Cage dorée afficheLa Cage dorée – de Ruven Alves, avec entre autres Rita Blanco, Joaquim de Almeida, Roland Giraud, Chantal Lauby.
 
 Maria et José Ribeiro sont arrivés du Portugal il y a plus de trente ans et leurs enfants, Paula et Carlos, sont nés en France.  Ils vivent dans les beaux quartiers de Paris mais dans une simple loge de concierge.
Maria et José sont appréciés de tous, et pour cause. Ils travaillent sans relâche, prêts à faire toujours plus sans rien demander en retour. Les habitants de l'immeuble en profitent bien, demandant des services à toute heure, services que José ne facture jamais bien sûr !
Mais un jour ils reçoivent un héritage au Portugal et leur vie va changer. Maria devra quitter son immeuble, José son chantier. Évidemment, tout ne va pas se passer aussi simplement.
Ils vont être les victimes d'un complot qui a pour but de les empêcher de partir et lorsqu'ils s'en rendront compte, leur réaction sera à la hauteur !
 
Quel beau moment que ce film !
C'est émouvant, chaleureux, ça pétille ! Les personnages sont attachants et le réalisateur, Ruven Alves, pose une caméra bienveillante sur eux sans sombrer dans la caricature.
Il s'amuse avec les stéréotypes, et fait de cette histoire (certainement inspirée d'une façon ou d'une autre de son histoire personnelle car il dédie son film à ses parents) une charmante comédie  familiale.
Ce film parle aussi des liens entre les différentes communautés : la famille, la communauté portugaise, les collègues de chantier... Autant de personnages qui m'ont semblé proches parce qu'ils nous invitent souvent à leur table. On parle beaucoup de cuisine et les scènes autour d'une table sont nombreuses - le rituel de la ricoré pour Maria, sa sœur Lourdes et la redoutable et très drôle Rosa, le repas de famille dans la cour de l'immeuble, le déjeuner sur le chantier, le dîner dans la loge avec le patron, sa femme et son fils, le petit restaurant portugais. Autant de scènes très touchantes, et souvent drôle.
Beaucoup d'humour dans cette jolie comédie sur la famille et sur l'intégration, notamment avec la femme du patron, jouée par l'excellente et très décalée Chantal Lauby. Toutes ses apparitions sont hilarantes. Elle est à la fois complètement foldingue et émouvante.
Ce premier film a reçu le Prix du Public et Chantal Lauby a reçu le  prix d'interprétation féminine au festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez.
Pour vous mettre dans l'ambiance portugaise, une chanson de Amalia Rodiguez qu'on entend dans la scène du petit restaurant portugais. Un fado qui donne des frissons.
 
   
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:30

LHDH

 

Petit billet à chaud, c'est très rare ici, mais je devais absolument vous parler de ce film , c'était urgent....

 

Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) - 2012 - de Andrea Arnold

avec Shannon Beer et Solomon Glave (Cathy et Heathcliff jeunes) / Kaya Scodelario et James Howson (Cathy et Heathcliff adultes)

 

Je fulminais depuis un moment parce que je n'avais pas la possibilité de voir la dernière adaptation de ce magnifique roman d'Emily Brontë.

Un film qui ne passait que dans un nombre si faible de salles en France qu'il serait indécent de le mentionner ici...

Bref, à force de réclamer, les spectateurs ont eu gain de cause et notre sympatique cinéma Les Carmes à Orléans a réussi à avoir une copie, mais pour seulement une semaine.

Aussi, si vous êtes dans le coin, arrangez-vous comme vous voulez, réorganisez votre emploi du temps, mais courrez voir ce film !

 

Andrea Arnold dont j'avais adoré Fish Tank est passée à un sujet totalement différent, mais on retrouve quand même là  sa façon de s'intéresser à la dureté de la vie, à des personnages cassés, à la rudesse de l'environnement dont elle arrive malgré tout à tirer de la beauté.

Et de la beauté il y en a dans ce film ! Les paysages sont mis en valeur comme jamais, la lande devient un élément essentiel qui accompagne continuellement les sentiments des personnages.

Comme le paysage, les personnages sont sauvages, confrontés à la violence des éléments, de la vie.

Tout est sensation dans ce film et ce qu'Andrea Arnold a réussi à mon avis, c'est à mettre nos sens en éveil.

Particulièrement le toucher (les cheveux de Cathy sur le visage d'Heathcliff, la main de ce dernier sur le cheval, les corps dans la tourbe, le vent et la pluie sur les visages...). Mais aussi l'ouïe avec la quasi absence de paroles et de musique qui fait prendre conscience du bruit des pas dans la boue, de la pluie et surtout du vent. 

Pas de musique dans ce film, sauf une chanson originale composée par le groupe Mumford and sons (que j'adore et que j'ai découvert il y a peu de temps), mais après la chanson, le générique de fin se déroule sur fond de vent sur la lande..."the moors...the moors...".

Magnifique !

Allez lire aussi le beau billet enthousiaste de l'ami Mind the Gap qui a dit tout ce quej'ai pensé de cette adaptation de loin la plus fidèle à l'atmosphère de la première partie du roman (on est bien loin du romantisme de la version - que j'aime aussi malgré tout - avec Merle Oberon et Laurence Olivier).

 

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 07:48

 

La similitude entre deux oeuvres est parfois surprenante. C'est le cas avec ce film et le roman de Virginie Ollagnier, Toutes ces vies qu'on abandonne.

 

afficheLes Fragments d’Antonin – film de Gabriel Le Bomin – 2005 – avec Grégori Dérangère - Aurélien Recoing - Anouk Grinberg

Synopsis :

Cinq prénoms inlassablement répétés. Cinq gestes obsessionnels. Cinq moments de guerre. Antonin est revenu des combats sans blessure apparente. La sienne est intime, intérieure, enfouie.
Nous sommes en 1919 et le professeur Labrousse, pionnier dans le traitement des chocs traumatiques de guerre se passionne pour son cas. Sa méthode, nouvelle et controversée, doit lui faire revivre les moments les plus intenses de sa guerre afin de l’en libérer.


Comme dans Toutes ces vies qu’on abandonne, le film montre le travail d’un médecin  (Aurélien Recoing, parfait) qui s'intéresse plus aux chocs traumatiques qu'aux blessures corporelles.

Il s’attache au cas d’Antonin, revenu brisé des tranchées. Ce dernier est muré à l’intérieur de lui-même et ne cesse de revivre les horreurs vues et subies.

Entre le roman et le film, les liens sont étonnants. Les deux finissaient par se mélanger dans mon esprit, d’autant plus que – est-ce le hasard ? - j’ai vu le film quelques semaines seulement avant d'avoir lu le roman.

Même thème : les blessures invisibles.

Mêmes traumatismes et mêmes effets - mutisme, esprit enfermé dans un cauchemar et le corps refuse de revenir à la vie.

Même prise en charge par un médecin psychiatre qui prend en compte les effets de l’esprit sur le corps.

Comme dans le roman, la place du toucher est essentielle pour être à nouveau en contact avec ce monde traumatisant que les soldats voudraient oublier .

Mais plus étonnant, même structure. Dans le roman les séances de massage déclenchaient des souvenirs auxquels seul le soldat et le lecteur avaient accès. Dans le film, les sons, les images auxquels le médecin fait se confronter Antonin, lui font revivre des épisodes traumatisants, et chacun de ses sursauts amène un flash-back qui permet au spectateur de compléter le puzzle.

Dans les deux cas, on assiste par bribe à la reconstruction d’une vie, d’un parcours et donc d’un homme.

Les Fragments d’Antonin  ne donne pas dans le spectaculaire. Les scènes de souvenirs dans les tranchées ne montrent que des hommes, filmés au plus près, souvent en gros plans, des visages, des regards…et ça suffit pour comprendre l’ennui, la peur, l’épuisement, l’incompréhension, la révolte, le dégoût. Il y a peu de dialogues, juste ce qu’il faut. Les acteurs sont tous d’une grande sobriété, les silences sont émouvants. Les discours sont inutiles. 

Gabriel Le Bomin, a réalisé plusieurs documentaires sur les traumatismes de guerre. Il signe là un premier long métrage de fiction efficace et très émouvant.

 


 
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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 07:02
 
 
Hunger games afficheThe Hunger Games – (2012) de Gary Ross avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworthplus, Woody Harrelson, Lenny Kravitz, Stanley Tucci, Donald Sutherland
 
 
 
C'est fait ! J'ai vu l'adaptation du premier volet de la trilogie The Hunger Games. J'avais beaucoup aimé les romans qui dénonçaient la dictature d'un Etat qui utilise le pouvoir de la télévision et des images pour mieux asservir une population. Il me semblait impossible de mettre tout cela en images et je m'attendais à être déçue.
 
Ce fut le cas bien sûr, comme à chaque fois que je vois une adaptation, ou presque.
 
L'histoire en quelques mots.
 
Les États-Unis sont divisés en 12 districts qui ont osés se soulever contre le pouvoir central despotique. Une fois ce soulèvement réprimé, le pouvoir a exigé que chacun des 12 districts « offre » un garçon et une fille pour participer aux Hunger Games. Depuis des années les districts voient leurs enfants s'entretuer dans une arène, le tout étant retransmis en direct à la télévision. Katniss fait partie du district le plus pauvre et se porte volontaire à la place de sa petite sœur désignée par le sort. Elle se retrouve au côtés de Peeta. Après quelques jours d'entraînement, les jeux commencent et un seul doit survivre.
Pour ceux qui n'ont pas lu le roman ou pas vu le film, je n'en dévoilerai pas plus.
     
J'ai forcément été un peu déçue, comment pouvait-il en être autrement ?
Déçue parce que le message social du roman est quasiment absent du film. On ne montre pas assez le fonctionnemeent de cette société. On ne voit pas comment sont organisés les 12 districts, comment on y vit et quelles sont les différences entre eux. On ne voit pas suffisamment qu'ils travaillent et produisent dans des conditions déplorables tout ce qui est nécessaire au bien-être d'une minorité au pouvoir. La critique de la télévision et de ce genre d'émission est également à peine effleurée quand Gale, l'ami d'enfance de Katniss, lui dit que personne n'est obligé d'obéir, et que si personne ne regardait plus ces jeux ils n'auraient plus lieu.
Déçue aussi que la préparation aux jeux passe aussi rapidement.,
On ne prend pas assez le temps de nous faire apprécier l'évolution de la relation entre Katniss et Peeta, et l'ancien vainqueur des Hunger games censé les préparer ( Woody Harrelson dont le jeu manque un peu de subtilité à mon goût) ou avec Cinna le styliste qui leur donne l'aspect que le public veut voir.
 
Un peu déçue enfin par le choix de l'acteur qui joue Peeta. Je ne l'imaginais pas du tout comme ça lors de ma lecture. Les autres non plus d'ailleurs, mais là, j'ai plutôt été agréablement surprise par le choix de Jennifer Lawrence. Elle joue à nouveau merveilleusement les grandes sœurs protectrices dans un monde hostile ( Winter's bone à voir absolument) .
Enfin, déçue par l'aseptisation de la violence. Je suis loin d'être une adepte des scènes de combats ou des giclées de sang, mais le roman dénonçait la violence à laquelle on obligeait ces jeunes pour l'amusement d'une élite et pour l'asservissement d'une majorité. La violence y était très présente et l'auteur n'épargnait ni ses personnages ni ses lecteurs. Ici, les mouvements de caméras  - comme s'il s'agissait de caméra à l'épaule, passant très vite d'un point à un autre - et les très gros plans flous lors des scènes de combats, rendent cette tuerie insensée lointaine, presque banale.
 
J'ai l'impression de n'avoir mis en évidence que les mauvais côtés, alors que je ne me suis pas ennuyée un seul instant, et je dois dire que je n'ai pas boudé mon plaisir durant les 2h20 que dure ce film. Mais c'est sans doute parce que chaque scène me renvoyait au souvenir d'un roman dans lequel je me replongerai certainement. Mais pas avant 2015, quand j'aurai vu la totalité de l'adaptation. Parce que oui, il faudra attendre 2015.
 
2013 pour l'adaptation du 2ème volume et - syndrome Harry Potter sans doute – le 3ème et dernier volume sera adapté en deux parties (2014 et 2015). Remarquez, avec tout ce qu'il s'y passe, il y a de quoi. A suivre, donc.
L'avis plus enthousiaste de Bladelor ici.
 
 
 
     
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 07:38

Bruegel, afficheBruegel, le Moulin et la croix 2011– film de Lech Majewski – avec Rutger Hauer , Michael York , Charlotte Rampling

 

J’ai toujours eu envie de plonger dans les histoires, dans les romans, pour tout observer au plus près. C’est pourquoi je suis jalouse de Thursday Next  (personnage de Jasper Fforde). Pour les tableaux, c’est la même chose.

Cette plongée au cœur du tableau, c’est ce que Lech Majewski nous propose dans son Bruegel, le Moulin et la croix. Je suis donc allée voir ce film avec d’autant plus de plaisir que j'adore l’œuvre de Bruegel, le foisonnement des personnages, la vie qui se dégage de ses toiles.

Synopsis

Année 1564, alors que les Flandres subissent l’occupation brutale des Espagnols, Pieter Bruegel l’Ancien, achève son chef d’œuvre "Le Portement de la croix", où derrière la Passion du Christ, on peut lire la chronique tourmentée d’un pays en plein chaos.
Le film plonge littéralement le spectateur dans le tableau et suit le parcours d’une douzaine de personnages au temps des guerres de religions. Leurs histoires s’entrelacent dans de vastes paysages peuplés de villageois et de cavaliers rouges. Parmi eux Bruegel lui-même, son ami le collectionneur Nicholas Jonghelinck et la Vierge Marie.

 

Ce film est adapté d’un essai The Mill and the Cross du critique d’art Michael Francis Gibson qui pose la question de la présence de cavaliers rouges et de paysans flamands autour du Christ dans Le Portement de la croix.

Le Portement de la croixAfin de percer le mystère de ce tableau et de nous entraîner dans le processus de création, le cinéaste va mettre en lumière la vie d’une douzaine des cinq cent personnages qui le composent, et nous attacher à leur vie.

Bruegel, femme et enfantJe ne saurais dire si j’ai tout compris du propos de Majewski, mais peu importe, je peux toujours me tourner vers l’essai de Gibson.

Ce que je retiens de ce film c’est qu’il m’a fait vivre une merveilleuse expérience esthétique. Et pas seulement à cause des techniques employées (images de synthèse, 3 D et vues réelles). Le peintre (très bon Rutger Hauer), tour à tour acteur et spectateur de son propre tableau, guide notre regard.

Bruegel peintreNous passons sans cesse des scènes animées de la vie flamande de la Renaissance aux scènes immobiles du tableau. Rien n’est précipité, la lenteur a son importance, la création prend du temps, elle appelle à la contemplation.

J’ai trouvé certaines scènes particulièrement belles, entre autres celle montrant Bruegel contemplant au petit matin une toile d’araignée couverte de rosée. Araignée qui deviendra source d'inspiration. 

Très peu de dialogues dans ce film, la lumière, les couleurs, la composition suffisent.

L’émotion m’est venue également des sons. Des chants, des rires, des pleurs, l’eau qui coule, le bruit d’une hache qui s’abat régulièrement sur un tronc d’arbre, le pas des chevaux, les sons de la vie, tout cela rythmant les scènes aussi bien, voire mieux, qu’une musique l’aurait fait.

Ce film exigeant nous force à regarder, avec précision, à écouter aussi.

A la sortie de la salle, l’envie était forte d’approcher ainsi d’autres tableaux.

  L'avis plus "tiède" de Wens ici

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 07:58

Le baiser du serpent afficheLe Baiser du serpent (The Serpent’s kiss) - film de Philippe Rousselot (1997) avec Ewan McGregor – Greta Scacchi – Pete Postlethwaite – Carmen Chaplin – Richard E. Grant – Musique de Goran Bregovic

 

Je viens de voir une chose étrange, il faut que je vous en parle. Un film réalisé par un français, avec des acteurs anglais pour la plupart, mais tous de langue anglaise. Toutefois la version dvd n’existe qu’en français. Mais soit ! Ce n’est pas ça le plus étrange.

 

1699. Thomas Smithers (Pete Postlethwaite), riche industriel anglais veut faire du jardin de sa nouvelle propriété une œuvre d’art. Sa fortune s'est faite grâce à la fabrication des canons, et avec ce jardin hors du commun, il espère bien montrer non seulement qu’il est très riche, mais également qu’il est féru d’art et surtout satisfaire ainsi sa frivole épouse, Juliana (Greta Scacchi).

C’est sur les conseils de James Fitzmaurice (Richard E. Grant), cousin de Juliana, que Smithers fait venir Meneer Chrome (Ewan McGregor). Ce jeune et brillant paysagiste hollandais de grande renommée a pour charge de penser et de réaliser ce jardin. En fait, il s’agit d’un usurpateur. Fitzmaurice, amoureux de sa cousine et jaloux du succès de Smithers, veut ruiner ce dernier et a donné à Meneer Chrome la mission de pousser Smithers à des dépenses qu’il ne pourra pas assumer.

A son arrivée dans cette famille, Meneer Chrome fait la connaissance de Théa, jeune fille fantasque et surprenante. Ses parents ne la comprennent pas, pensent qu’elle se ruine les nerfs en lisant trop, et la font suivre par un médecin aussi ignare que pouvait l’être un médecin de cette époque, ne connaissant que la saignée et les sangsues, et préconisant l’internement .

La vie de cette famille va tourner pendant quelques semaines autour de l’élaboration du jardin. La mise à nu du terrain et la destruction de la nature sauvage provoquent des crises chez Théa, même si Meneer Chrome, tombé sous le charme de la jeune fille a su épargner le petit espace vert dans lequel elle se sent paisible.

Petit à petit, les passions se déchaînent : Meneer Chrome, continue à remplir sa mission, mais le fait de plus en plus en contradiction avec ses sentiments, Smithers ne se sent plus de vanité, Juliana perd la tête devant le jeune Meneer Chrome, Fitzmaurice n’a de cesse de faire céder sa cousine et jubile devant les dépenses monstrueusement élevées que Smithers n’ose refuser. Quant à Théa, considérée comme folle, elle semble bien être la seule personne sensée et honnête dans tout cela.

Le jardin prend forme, mais lors de la présentation de la première étape devant les voisins venus en nombre, le vent se lève, un vent annonciateur de destruction et de malheur. Un vent surnaturel qui semble avoir été convoqué par Théa. Il détruit l’ordonnancement impeccable des allées, les parcelles géométriques, les plantations, les statues pseudo-antiques…tout !

Finalement ruinés, Smithers et Juliana reviendront à des valeurs plus humaines et se rapprocheront l’un de l’autre, et Meneer Chrome, une fois débarrassé de Fitzmaurice, pourra laisser libre cours à ses sentiments pour Théa.

Ce film reprend le thème maintes fois traité de l'Homme contre la Nature. Il n'apporte rien de bien nouveau. Pour des raisons différentes, tous les personnages, à l'exception de Théa, concentrent leur énergie à dompter le chaos d'un jardin laissé à l'abandon. Mais la Nature se rebellera et reviendra à son état d'origine. Elle s'affranchira des chaînes imposées par l'arrogance humaine.

On peut aussi reprocher à ce film de ne pas exploiter mieux le marivaudage entre les personnages, et l'ensemble manque parfois un peu d'énergie.

Le Baiser du serpent 2

Alors pourquoi ai-je quand même aimé le film au point de le regarder deux fois d'affilée ?

Difficile à dire, mais je crois que certaines scènes m'ont fascinée. Celles notamment où apparaît la mystérieuse Théa (surprenante Carmen Chaplin). Elle semble détachée du monde réel, semble littéralement lire ceux qu'elle a en face d'elle, et alors que le monde s'agite autour du jardin, elle évolue avec une étrange lenteur en toute situation. Elle est celle qui révèle les autres.

J'ai souvenir aussi d'un film où la reconstitution des costumes, des décors et des ambiances de ce début du XVIIIème est efficace, et certaines scènes sont aussi belles que des tableaux flamands.

Et je pense que l'étrangeté que j'ai ressentie vient beaucoup de la bande originale (malheureusement je n'ai rien trouvé à vous mettre en écoute). Elle est très présente, et presque anachronique, comme pouvait l'être (à mon avis) celle de La Reine Margot de Chéreau. Pas étonnant puisque c'est Goran Bregovic qui officiait dans les deux films.

 

Ce film a été présenté au festival de Cannes en 1997, mais n'a pas soulevé les foules. C'est sûr que si on le compare à Meurtre dans un jardin anglais de Peter Greenaway ….

 

Film qui peut voyager, si le cœur vous en dit.

 

 
 
    Vu dans le cadre du Mois anglais
  tea2
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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:19
       
 Très bonne année à tous !
Profitons des 196 ans supplémentaires donnés à notre planète (si j'ai bien compris) pour faire grossir nos PAL (en 196 ans on a le temps de lire pas mal de belles choses, non ? ). Comment mieux commencer l'année qu'en parlant de Jane Austen ???
La période des fêtes n'a pas été très propice à la lecture, aussi, je me suis régalée de films doudous ... ou pas d'ailleurs.
   
JaneJane – (Becoming Jane ) - 2007 - film de Julian Jarrold  avec Anne Hathaway et James McAvoy
On sait peu de choses de la vie de la grande Jane Austen, sinon que le mariage dont elle parle dans ses romans (en le décriant comme asservissant les femmes, mais aussi en le célébrant comme aboutissement d'un amour réciproque) ne vient pas de son expérience personnelle puisqu'elle n'a jamais été mariée. On sait simplement qu'en 1795 elle a dansé plusieurs fois (comme c'est inconvenant !) avec un certain Tom Lefroy.
 
C'est à partir de ce minuscule témoignage que Julian Jarrold construit son film. Il imagine Jane, jeune fille à la plume alerte, menant une vie bien rangée dans une famille sans histoire. Cette même Jane rencontre Tom Lefroy, fils d'un Irlandais sans le sou et à la famille (trop) nombreuse. Ils s'affronteront dans d'interminables joutes verbales, et finiront par tomber amoureux. Seulement voilà, Tom na pas le sou et doit subvenir aux besoins de sa nombreuse fratrie. Jane n'a pas plus d'argent et leur union est impossible.
 
Le film retrace ce qui aurait amené Jane à devenir auteur et à vivre de sa plume, comme la grande Ann Radcliff qu'elle admire. Il montre comment cette jeune fille va se nourrir de sa vie pour construire les magnifiques personnages de ses romans.
 
On la voit céder à sa passion pour Tom et prête à s'enfuir avec lui au risque de se voir déshonorée. On retrouvera cette passion chez Marianne Dashwood. Avec sa sœur Cassandra et avec Tom, elle est enjouée, et fait preuve d'un grand humour, comme Emma dans son roman. Les premiers contacts avec Tom sont emprunts des mêmes préjugés que ceux d'Elisabeth Bennet et de Darcy, et à l'instar d'Eleonore Dashwood, la raison et la pression de la société la feront renoncer à son amour pour Tom.
 
On ne sait pas si cette aventure a vraiment eu lieu, et peu importe. Si oui, elle aura sans doute façonné une vie et une auteure – et quelle auteure !-, si non, elle aura au moins permis à un réalisateur de me faire passer un très bon moment au côté d'une Jane en devenir (le titre anglais est beaucoup plus pertinent). Une jeune fille intelligente qui, sans doute comme beaucoup d'autres à son époque, aurait voulu vivre ses passions, aimer, être aimée, et vivre de son don pour les mots et les histoires.
 
Ce n'est certainement pas un film pour les puristes, mais il donne envie de se replonger dans les romans de Jane Austen, et dans les adaptations cinématographiques.
 
Et pour celles et ceux qui n'ont pas lu ses romans (il doit y en avoir encore par-ci par là), Jane peut simplement être regardé comme une histoire d'amour contrarié dans une Angleterre engoncée dans ses principes et ses convenances. Une histoire qui se déroule dans une campagne anglaise renversante de beauté. Mais ce qui rend cette histoire crédible, ce sont à mon avis les acteurs. Anne Hathaway est très touchante en Jane à la fois forte et fragile, mais surtout, il y a James McAvoy, qui passe avec grâce du jeune coq effronté au jeune homme désespéré de devoir renoncer à son amour (il était déjà extraordinaire dans Le Dernier roi d'Écosse et tout aussi émouvant dans Atonement).
J'adore toutes les scènes de danse dans les romans et les adaptations de Jane Austen. Pas besoin de mots ici, juste des regards, des sourires...Une de mes scènes préférées.
     
     
       

 
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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 08:35
              

afficheJoyeuses Funérailles (Death at a funeral) - Frank Oz ( 2007) avec Matthew Mac Fadyen – Daisy Donovan - Keeley Hawes – Andy Nymanplus , Rupert Graves, Alan Tudyk.

 

Daniel (Matthew Mac Fadyen) doit prononcer l'éloge funèbre de son père mais il se sent nerveux car il a peur de ne pas être à la hauteur devant toute l'assemblée, et surtout devant son frère, écrivain célèbre installé aux États-Unis.

Vont également assister aux funérailles la cousine Martha (Daisy Donovan, déchaînée) et son frère Troy, adolescent attardé, et chimiste amateur.

Tout devrait malgré tout se passer sans trop de problèmes. Mais c'est sans compter sur Simon (l'excellent Alan Tudyk), le fiancé de Martha qui, voulant lutter contre son stress d'être présenté au père de Martha, a pris chez Troy un tranquillisant qui s'est avéré être un hallucinogène.

funeral 2

A cela s'ajoute aussi Justin qui compte bien profiter de cette journée pour reconquérir Martha, l'oncle Alfie, vieillard acariâtre en fauteuil roulant, et Howard, transpirant et hypocondriaque.

Et la cerise sur le gâteau, un petit homme, inconnu de tous, pourtant très proche du défunt, et qui menace de révéler un terrible secret.

Daniel et ses amis feront tout pour que la vérité n'éclate pas et c'est là que tout part en vrille.

Sans s'essouffler, le film passe de situations absurdes en situation absurde, avec des réparties savoureuses, le tout servi par des acteurs enthousiastes. Alors, certes, on frise parfois l'humour un peu lourd et le mauvais goût, le « too much », mais on rit franchement à cette comédie so Britsh qu'on finit par oublier qu'elle est l'œuvre d'un réalisateur américain.   funeral 1

Et pour ma part, Joyeuses funérailles a un atout majeur : la voix de Matthew Mac Fadyen.      

 Enjoy !  
 
Re-vu dans le cadre du Mois anglais
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