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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 08:47

 

  fermeture

 

L'idée mûrissait depuis longtemps, à force de voir tout le monde faire ses paquets ...

J'ai profité de l'été pour m'installer...

tout doucement...

 

Si l'envie de me rendre une petite visite vous prend,

ce sera dorénavant ici.

http://lespagesdesomaja.wordpress.com 

 

 

  N'hésitez pas, la porte reste ouverte pour vous. porte ouverte

 

    Je suis quand même un peu triste de quitter ce premier chez moi, mais vous viendrez me voir, hein  ?  http://31.media.tumblr.com/656b9eecbdb6b070499fd72ca4a4dc63/tumblr_mp4c9qVYuG1s93la3o1_500.gif

 

 

A bientôt 

 

 

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 07:25

 

 

 

Dans deux petits jours, les vacances les vraies ! 

 

Il va faire beau, chaud, incroyable encore il y a quelques semaines.

Pour commencer les vacances, je pars là, après on verra.

Bénodet 1     Bénodet2

 

Bénodet4         Bénodet3

 

Si je parviens de temps en temps à approcher un ordi se sera pour aller vous voir mais dans ce salon, les billets ne reviendront qu'avec la rentrée.

Le mot d'ordre pendant ces quelques semaines sera : farniente et lecture !

 

Bonnes vacances à tous


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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:35

 

Un été outremerUn Eté outremer – Anne Vantal

 

 Félicien, 18 ans, raconte son voyage en Algérie à la recherche de sa mère biologique.

Il a toujours su qu'il était un enfant adopté, arrivé dès l'âge de trois mois dans un foyer aimant, entre des parents sans problèmes et une jeune sœur adoptée elle aussi. Sa scolarité se passe normalement, il a des copains, tout va bien. Mais il a décidé que le jour de ses 18 ans, il demanderait à voir son dossier, c'est son droit. Toutefois, sa mère préfèrerait qu'il passe son bac tranquillement et qu'il s'occupe de ce dossier après. Mais Félicien ne peut pas attendre et il découvre qu'il est né en Algérie d'une mère algérienne.

Passée une première réaction raciste et la recherche de signes physiques qui auraient dû le mettre sur la voie de ses origines, il prend une décision, la seule possible à ses yeux, partir à la recherche de cette mère dont il n'a que le nom.

Félicien va s'organiser en secret de sa famille, après tout c'est SON histoire. Le jour de son départ il ne laissera qu'un simple mot, demandant à ses parents de ne pas s'inquiéter, disant qu'il reviendrait bientôt, sans plus d'explications. D'ailleurs pouvait-il en donner des explications, lui qui ne savait pas vraiment ce qu'il allait chercher, ce qu'il allait trouver ni comment il allait s'y prendre ?

Le jeune homme raconte, sous forme d'un journal, sa découverte d'un pays dont il ne connait rien si ce n'est quelques préjugés. Il note ses impressions, ses avancées, ses déceptions, comme s'il voulait garder la trace des moindres détails de cette nouvelle naissance, de ce chemin vers ses origines, vers lui-même. Parce que ce qu'on comprend bien c'est qu'il a un besoin vital d'être confronté avec cette mère et avec son histoire. Il n'est pas question pour lui de remplacer ses parents par cette nouvelle mère, d'ailleurs il ne l'appelle jamais que par son prénom, Samira. Une famille, il en a déjà une. Non, ce vers quoi il va n'est pas une mère, mais lui-même.

Il appréhende le pays de ses origines avec précautions, avec lenteur. Il prend le temps de la réflexion, le temps de faire des rencontres, d'éprouver des émotions, de faire des expériences olfactives, gustatives, sonores, le temps de fixer tout cela autant qu'il le peut avec son appareil photo.

La simplicité et la poésie de l'écriture participent à associer le lecteur à tout ce qu'éprouve Félicien en découvrant en même temps que lui un pays et ses habitants.

Je ne vous raconterai pas la fin, et donc pas ce qu'il advient de Félicien, mais je ne peux que vous inciter à lire ce court récit (125 p.) qui traite avec beaucoup de délicatesse du parcours d'un jeune homme en quête d'identité, et de la nécessité de guérir les blessures de l'abandon pour continuer à se construire.

     

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 18:10

 

Je n'ai aucune honte, j'avoue !

Je copie ma copine Asphodèle et je mets à jour les challenges auxquels je me suis inscrite et qui vont m'aider à faire descendre ma PAL.

 

Petit récap' !

  anneperry2

Le challenge Anne Perry chez Syl. , pas de date de fin, heureusement parce que vu ce que la dame a écrit, il me faudra quelques années pour lire toute son œuvre !

 CategorieMusset

Challenge En scène chez Eimelle, un peu au ralenti pour moi en ce moment, mais qui reprendra avec la rentrée et les nouvelles programmations 2013-2014.

  88054463 p

Challenge Thrillers et Polars, c'est reparti pour un an chez Liliba, on va encore trembler dans les chaumières...j'adore !

 victorien-2013

Challenge victorien chez Aymeline. Il me titillait celui-là, mais cette année je n'étais pas sûre de pouvoir assurer. Heureusement Aymeline repart pour un an.

 challenge-des-notes-et-des-mots-4

Challenge des mots et des notes chez Anne. Je ne savais même pas que j'avais des romans qui pouvaient entrer dans ce challenge. Faire un peu de ménage et de rangement, ça aide !

 Highlanderbis2

Higlander challenge chez Bladelor. Aaaah ! Ce logo !!!!

 

Moi qui avais dit, « les challenges, jamais ! ». Heureusement que beaucoup des romans de ma PAL peuvent entrer dans plusieurs catégories.

 

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 08:05

 

  

Dernier rendez-vous avant la fermeture estivale.

  

Ces derniers mois, j'ai abandonné bon nombres de romans. De la plupart, je n'ai pas envie de parler. Mais finalement je vais vous dire quelques mots de trois de ces romans parce que je suis déçue de ne pas les avoir appréciés. Deux d'entre eux parce que j'aime les auteurs (Henning Mankell et Hanan El-Cheikh), le troisième parce qu'il a eu un tel succès que je voudrais savoir ce que vous en avez pensé.

 

Le ChinoisLe Chinois – Henning Mankell - traduit du suédois par Rémi Cassaigne

En 2006 dix-neuf personnes sont massacrées à l'arme blanche dans un petit village du nord de la Suède.

L'enquêtrice est persuadée qu'il s'agit du crime d'un déséquilibré, mais une juge mène une enquête parallèle car ses parents adoptifs faisaient partie des victimes. Son enquête lui fait parcourir la Suède, la Chine et le Mozambique, et replonger dans le passé.

J'aime Henning Mankell, je me suis effondrée quand il nous a privés de Wallander, mais là, je n'ai pas adhéré du tout.

Les liens entre passé et présent et les différentes histoires m'ont paru peu crédibles. Mankell est un militant, il porte souvent un regard très critique sur la société suédoise en particulier, et sur le monde en général. Et dans ce roman, j'ai vraiment eu l'impression qu'il voulait tellement faire passer ses idées politiques qu'il en a oublié de donner du rythme et de la cohérence à son récit.

Bref, je suis passée à côté.

 

 

Londres mon amourLondres mon amour – Hanan El-Cheikh traduit de l'arabe par Rania Samaria

J'avais dit que je ne ferais pas de billet sur ce roman qui n'a pas su susciter mon intérêt. Pourtant je vais vous en parler en quelques lignes, juste pour rappeler que cette auteure vaut quand même la peine d'être lue.

 Je l'avais découverte avec le magnifique Toute une histoire, un très grand coup de cœur pour moi.

 Dans Londres mon amour, trois personnages se rencontrent dans un avion allant à Londres et continuent de se croiser dans la capitale britannique. Tous trois sont arabes et tentent de s'intégrer dans la vie anglaise. Lamis vient de divorcer et s'achemine tant bien que mal vers l'indépendance, Samir se voit flanquer d'un singe « illégal » et Amira se fait passer pour une princesse.

 Que dire de plus si ce n'est que tout est à mon avis caricatural ? Impossible pour moi de m'attacher à aucun de ces personnages. Pourtant, l'écriture est belle, mais ça ne m'a pas suffit.

 Je relirai toutefois Hanan El-Cheikh.

 

 L'île des oubliésL'Île des oubliés – Victoria Hislop –Traduction de Alice Delarbre

 Premier roman de l'Anglaise Victoria Hislop, encensé par la critique et la blogo, je m'attendais à partir pour de belles heures de lecture.

A priori, le sujet était intéressant : une jeune femme découvre l'histoire de Spinalonga, petite île au large de la Crète, qui a été la dernière léproserie d'Europe. Elle a abrité de 1903 à 1937 de nombreux pestiférés grecs et Alexis, l'héroïne, va découvrir en même temps que l'histoire de cette île, l'histoire de sa mère et de sa famille.

 Pfff ! Autant le dire tout de suite, je ne suis pas allée au bout ! Je n'ai même pas eu la curiosité de lire les dernières pages.

 Le roman se partage entre le passé (l'histoire de l'île, des pestiférés et de la famille d'Alexis), et le présent d'Alexis, ses états d'âmes sur sa vie amoureuse.

 Autant les passages sur le passé étaient intéressants et j'ai appris beaucoup sur la vie inhumaine de ces pestiférés, parqués comme des bêtes, autant les états d'âme d'Alexis m'ont parus ne pas dépasser le niveau de « Amour, gloire et beauté » !

 Quel pensum ! Et en plus j'ai trouvé l'écriture d'une platitude !!! – est-ce dû à la traduction ?

 Mais comme je le disais, beaucoup ont aimé ce roman. Je suis curieuse de connaître votre avis et de savoir ce qui vous a plu dans ce récit.

 

Prochain rendez-vous des livres dontje n'ai pas parlé en septembre !  

 

 

 

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 18:46

 

 

 Mais pourquoi les mois

ne font-ils que 30 jours ????

 

 

keep-calm-and-read

 

Un mois, c'est définitivement trop court  !

 Je lis plus vite que j'écris, remarquez il n'y a là  rien de nouveau !

J'ai publié 7 billets (en fait 8 puisque j'avais fait un 2 en 1 avec les Anne Perry), mais j'avais de quoi vous parler d'encore plein de belles choses... Ce sera pour plus tard, tant pis, hors mois anglais.

Et de tout ce que j'ai ressorti de ma PAL et lu pendant ce mois, une seule déception : Londres mon amour de Hanan El-Cheik. Pourtant j'avais adoré  Toute une histoire. Mais là, je n'ai pas accroché du tout. Je ne ferai donc pas de billet, je ne saurais pas quoi en dire.

Encore merci les filles (Titine et Lou) pour l'organisation, les liens mis à jour si régulièrement (du travail de pro !).

Il ne me reste plus qu'à aller lire les billets des autres participants (je suis loin d'avoir fait le tour) pour y glâner des idées et de quoi faire à nouveau grossir ma PAL.

 

mois anglais thé

 

 

 

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 16:40

proscritLe Proscrit – (The Outcast) Sadie Jones – traduit de l'anglais par Vincent Hugon

 

Pour le mois anglais, j'ai fouiné un peu dans ma PAL, et j'ai ressorti un roman acheté il y a une éternité. Comme d'autres, il végétait, attendant que ma main s'arrête sur lui, ce qui a failli lui arriver plus d'une fois, mais seulement failli. Allez savoir pourquoi !

Je ne saurais trop remercier les organisatrices du mois anglais, parce que j'ai passé un moment plus qu'agréable, et très vite j'ai su que ce roman allait devenir un...Coup de coeur

L'histoire en quelques mots seulement pour ne pas trop en dévoiler.

Le roman a pour personnage principal Lewis, un jeune homme de 19 ans qui sort de prison. Dans le premier chapitre, on apprend qu'il a été incarcéré deux ans pour dégradations et incendie d'une église. Puis l'auteur nous ramène en arrière et nous retrouvons Lewis à l'âge de 10 ans. Il vit seul avec sa mère, son père étant absent pour cause de Seconde Guerre mondiale, et lorsqu'il revient, le monde de Lewis en est bouleversé. Il ne trouve plus sa place, se renferme et devient « bizarre » au dire de la communauté de la petite ville du Surrey. Après la mort accidentelle de sa mère, les choses empirent.

L'intérêt de ce roman réside dans son ambiance. On ne peut pas dire qu'il ne se passe rien, mais il s'agit plutôt d'un roman d'atmosphère, et je l'ai lu quasiment comme un polar, en apnée, jusqu'à la dernière page.

Le récit minutieux des attitudes, des états d'âmes, construit par petites touches une atmosphère qui devient de plus en plus étouffante.

On sent la pesanteur de la petite communauté bourgeoise de cette Angleterre des années 50 . On y boit beaucoup, les femmes passent leur temps à se préparer pour des maris dont elles et leurs enfants subissent la violence. Mais il ne faut rien dire, il faut constamment donner le change et préserver les apparences.

Cette communauté rejette Lewis parce qu'il est différent, et le pousse petit à petit vers un destin tragique.

On ressent le mal-être de cet enfant, sa détresse quand il devient adolescent, son envie de reconnaissance de la part d'un père trop rigide et remarié trop vite avec lequel il ne parviendra jamais à communiquer vraiment.

Et à sa sortie de prison, personne ne semble heureux de le revoir. Il dérange, et semble, par son unique présence, faire ressortir le pire chez ses concitoyens.

Heureusement, il y a quelques éclaircies : les escapades à Londres dans les boîtes de jazz, la petite Kit, amoureuse de Lewis depuis toujours et qui sera la seule à l'accepter tel qu'il est.

Un très, très beau premier roman, bien construit, avec des personnages complexes, une histoire humaine touchante, sans être jamais larmoyante.

Un seul petit, tout petit bémol : la fin, un peu trop hollywoodienne à mon goût.

Pour le mois anglais

mois anglais thé

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 19:18

 

 

la tyrannie couv

 

 

 

 

    sahdes of                           

  La Tyrannie de l'arc-en-cielLa Route de Haut-Safran T,1 – (Shades of grey - The Road to High Saffron) - Jasper Fforde – Traduit de l'anglais par Patrick Dusoulier http://joliscoeurs.j.o.pic.centerblog.net/otwy3n86.gif

 Ne vous fiez pas au titre original, je n'ai pas succombé à l'appel des sens !

 

 Comme dans la génialissime série Thursday Next, le 1er volume de La Tyrannie de l'arc-en-ciel demande un peu de temps pour mettre le décor en place et cette lecture demande aussi au lecteur un petit effort pour s'adapter à ce monde où les règles chromatiques sont toutes puissantes.

 Une fois ces règles assimilées par le lecteur, c'est à nouveau jubilatoire, et encore une fois Jasper Fforde m'a bluffée !

 Cet homme est complètement dingue ! Son cerveau malade regorge d'idées toutes plus folles les unes que les autres, et il a réussi à me faire rire en décrivant les dérives d'une dictature (totalement à l'opposé d'un Hunger Games pas exemple).

 Si je vous dis que c'est l'histoire d'un jeune gars, fils d'un swatcheur, qui accompagne son père dans les franges extérieures parce qu'il a été condamné pour manque d'humilité, et qu'il doit purger sa peine en comptant les chaises... Vous voyez un peu mieux ce que je veux dire quand j'affirme que Jasper Fforde est un grand malade ????

 

Je suis bien en peine pour vous raconter l'histoire de ce roman où les habitants sont classés en fonction des couleurs qu'ils peuvent percevoir – les couleurs naturelles ont disparu depuis le Truc-qui-s'est-passé. Depuis plus de 500 ans, le monde est passé de Bond-en-Arrière en Bond-en-Arrière, et la technologie et les connaissances se perdent petit à petit.

 

Que ceux qui n'ont pas aimé la série Thursday Next passent leur chemin, mais que les autres me fassent confiance et se lancent dans cette trilogie et suivent les aventures de Edward Rousseau, un Rouge, pas très loin de la couleur dominante, qui contre toute attente tombe sous le charme de Jane, une Grise, et surtout sous le charme de sous magnifique petit nez retroussé (ce n'est pas sans nous rappeler l'importance d'un autre nez dans l'Histoire !). A partir de cette rencontre, toutes les certitudes d'Eddie seront ébranlées, et il commencera un long chemin incongru, vers la révolte contre le système. Enfin, c'est ce que laisse prévoir la fin de ce volume.  

 

Deux petites citations qui montrent l'absurdité de ce monde où le moindre comportement humain est réglementé par la pensée d'un certain Munsell. Des passages qui m'ont fait rire, et surtout m'ont fait penser aux profs qui corrigent actuellement les examens...petite pensée spéciale pour Sharon :

 

Eddie à l'arrivée dans une école :  

Je m'arrêtais un instant dans le hall à côté du buste en bronze de Munsell pour lire la déclaration d'intention si souvent citée : « Chaque élève du Collectif quittera l'école avec des capacités au-dessus de la moyenne. » Ce n'est qu'après avoir étudié l'arithmétique avancée que je m'étais rendu compte que c'était impossible, puisque tout le monde ne pouvait pas être au-dessus de la moyenne. 

 

Eddie rencontrant une institutrice :

 C'était une femme assez frêle, vêtue d'un tailleur en tweed un peu fatigué, qui arborait l'expression bénigne des gens épuisés de l'intérieur. Ce qui n'était pas étonnant à voir son bureau envahi de piles de devoirs poussiéreux.

 - J'ai réussi à ramener notre retard à seulement soixante-huit ans, me déclara-t-elle d'un air satisfait. D'ici la fin de la décennie, j'espère arriver à corriger les copies d'élèves qui seront encore vivants.

 

Un coup de cœur pour ce premier opus et j'attends avec impatience la suite – 2014 apparemment.

 

Et un grand bravo au traducteur, qui doit être tout aussi dingue que l'auteur.

virgule

 Dans un petit dossier consacré à Jasper Fforde dans la très bonne revue littéraire pour ados, Virgule, l'auteur explique que l'idée de ce roman lui est venue parce qu'en Grande-Bretagne, il s'est inquiété de voir que nombres de comportements sociaux régis avant par la société, étaient maintenant l'objet de règles passant par le Parlement. Cet excès de codification l'a fait réfléchir et a donné La Tyrannie de l'arc-en-ciel. Quand la fiction rejoint la réalité...  

 

Une nouvelle participation au mois anglais 

this-is-england-colors   

 

16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 11:42

84 charing livre84, Charing Cross road – Helene Hanff - traduit de l'anglais par Marie-Anne de Kisch

 

 

Petit roman épistolaire, petite gourmandise, dont j'ai lu des billets chez Sylire, qui a aimé, ou  Hérisson et Bladelor qui sont beaucoup  moins enthousiastes .

 

Helene Hanff, new-yorkaise, est écrivain. Enfin, elle se voudrait bien célèbre dramaturge, mais elle n'arrive pas à faire reconnaître son talent, et vivote dans cette Amérique d'après-guerre grâce à l'écriture de feuilletons pour la télévision et de livres pour enfants.

Son goût pour la culture la mène à vouloir dévorer des livres rares mais ses moyens ne lui permettent pas d'en acquérir.

Quel personnage que cette Helene !

Elle trouve moins fatigant d'écrire à une librairie anglaise de lui expédier tel ou tel livre rare plutôt que de traverser New-York pour trouver le même ! Il faut dire que l'Angleterre exsangue, fin des années 40, se voit contrainte à vendre ses richesses à des prix dérisoires.

C'est ainsi que Franck Doel de la librairie Marks & Co., au 84, Charing Cross Road à Londres, sillonne l'Angleterre d'après-guerre et visite les vieilles demeures pour acheter à des propriétaires ruinés leurs bibliothèques et leurs ouvrages rares.

Pendant 20 ans, de 1949 à 1969, Helene et Franck vont correspondre, comme le feraient une cliente et un commerçant. Puis les relations vont évoluer, et si Franck reste très en retenue pendant longtemps (on est britannique ou on ne l'est pas !), Helene se lâche très rapidement.

Elle a un humour bien particulier et son fichu caractère ressort assez souvent quand elle n'obtient pas ce qu'elle veut aussi rapidement qu'elle le voudrait.

Les liens se font amicaux aussi avec l'ensemble du personnel de la librairie auquel Helene envoie des suppléments de nourriture. Elle a beau ne pas rouler sur l'or, comparé à ce que vivaient les Anglais à cette époque, elle pouvait se permettre de les régaler d'œufs en poudre ou de jambon.

L'intérêt de ce petit roman, au-delà de la relation humaine qui se fait entre deux personnes qui n'auraient jamais dû se rencontrer ni par lettres interposées ni dans la vraie vie, c'est l'amour de la littérature, et pour moi, la découverte de nombre d'auteurs ou d'ouvrages que j'ignorais totalement.

Helene n'aime pas les romans. Ce qu'elle aime, ce sont les biographies, les ouvrages techniques, et quand elle découvre un ouvrage qu'elle aime et qui fait référence à de nombreux auteurs, elle veut absolument lire tous les auteurs référencés dans l'ouvrage.

Elle est maniaque, impulsive, désordonnée, sans grande éducation. D'ailleurs ses lettres sont bourrées de fautes de graphie, les majuscules et les points d'exclamation se bousculent... elle a dû choquer plus d'une fois ce pauvre Franck, qui a fini par apprécier cette amoureuse des livres et s'est finalement amusé de ses sautes d'humeur.

Dans ce trop court livre, j'ai beaucoup souri, j'ai aussi été très émue par ces rendez-vous manqués entre ces deux personnes si différentes

Si je n'avais pas su dès le départ que ces lettres étaient réelles, j'aurais pu penser qu'un auteur de talent avait eu une idée de génie pour créer ces deux personnages.

Une citation pour vous montrer qu'Helen n'était pas du genre à s'embarrasser de formules de politesse !

"Avec le printemps qui arrive, j'exige un livre de poèmes d'amour. Pas Keats ou Shelley, envoyez-moi des poètes qui peuvent parler d'amour sans pleurnicher. Wyatt ou Jonson ou autre, trouvez vous-même. Mais si possible un joli livre, assez petit pour que je le glisse dans la poche de mon pantalon pour l'emporter à Central Park. Allez, restez pas là assis ! Cherchez-le ! Bon sang, on se demande comment cette boutique existe encore."

    tumblr Helen Hanff

Grâce au billet de Sylire, j'ai découvert le site dédié à cette librairie qui n'existe plus maintenant à Londres. Dommage, j'aurais adoré y faire un tour.

 

 

Il y a eu également en 1986 un film de David Hugh Jones avec Ann Bancroft et Anthony Hopkins. A voir peut-être.  film

  C'est le mois anglais qui continuekeep-calm-and-read

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 07:38

 

 

Sherlock 1Les Enquêtes de Sherlock Holmes – L'Aventure du ruban moucheté - Arthur Conan Doyle – Christel Espié (The Adventure of the Speckled Band – 1892 – Traduit de l'anglais par Blandine Longre)

 

 

 Voici une très belle présentation de la nouvelle parue en 1892. Le texte (traduit bien sûr ici) est celui de Conan Doyle et les éditions Sarbacane ont confié l'illustration du récit à Christel Espié.

 

Vous connaissez le principe de la chambre close ? Un mort dans une pièce fermée de l'intérieur et aucun indice d'effraction de l'extérieur. Qui peut bien être le meurtrier ?

 

Une enquête très classique avec une jeune femme en pleurs, effrayée, dont la sœur sur le point de se marier a été retrouvée morte dans sa chambre. Pas de blessure apparente, pas de maladie … Et c'est la jeune femme se sent à son tour menacée. Une affaire pour le célèbre détective londonien.

 

Il mènera son enquête avec son fidèle ami le Dr Watson et se trouvera confronté à un véritable mystère. Le seul indice est une étrange phrase prononcée par la mourante et qui met en garde contre un « ruban moucheté ».

  DSCF8039

L'enquête mène les deux amis dans la campagne anglais, dans un manoir dont le propriétaire n'est autre que le beau-père tyrannique de la jeune femme.

 

Comme à l'accoutumée, le célèbre détective résoudra cette énigme grâce à son sens de l'observation et de la déduction, et à son esprit cartésien.

 

Le plus de cette édition, ce sont les superbes illustrations de Christel Espié. Elle a su donner vie à ce récit en l'accompagnant de véritables tableaux pleine page ou même parfois sur des doubles-pages qui plongent totalement le lecteur dans l'atmosphère du récit.

DSCF8011    DSCF8053

 

C'est un pur bonheur que de regarder tous les détails apportés à l'architecture de la capitale londonienne, ses rues pavées luisantes de pluie, mais aussi aux décors intérieurs. Le travail sur les couleurs est également magnifique, tant les couleurs sombres qui expriment le mystère que celles si particulières de la campagne anglaise.

 DSCF8043

 

Le grand format de cet album permet de donner toute la place aux illustrations mais il faut dire quand même qu'il a du mal à trouver une étagère à sa taille ! 

 

 Christel Espié est une jeune illustratrice qui aime Norman Rockell et Jane Austen. C'est pas un signe, ça ? A suivre donc.

 

    Nouvelle participation au mois anglais   

keep-calm-and-read

et au challenge Thrillers et polars Challenge thriller

 

 

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