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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:09

 

    Petit clin d'oeil à ma copine Do et à sa robe de 1954... 

 

inventaires afficheInventaires -Philippe Mynyana – mise en scène de Robert Cantarella – avec Judith Magre, Florence Giogetti, Edith Scob et Robert Cantarella


 J'avais dis que je vous reparlerai d'une pièce de théâtre à voir absolument. Par hasard je suis tombée lundi dernier sur France Inter sur une émission qui parlait de cette pièce (« Ouvert la nuit » 28 janvier après 21h). La magnifique et très drôle Judith Magre était l'invitée et je vous engage à l'écouter parler d'Inventaires  ici .

 

Inventaires a été créée il y a 26 ans avec Judith Magre, Florence Giogetti et Edith Scob, et ce sont ces mêmes actrices qui reprennent leur rôle après toutes ces années.

J'ai eu la chance de voir cette pièce en début de saison, en tout début de reprise, et comment vous dire le bonheur que la salle a éprouvé ! Comment vous dire aussi le bonheur palpable que ces actrices avaient à se retrouver ? La complicité entre elles est réelle et les petits loupés, les petits trous de mémoire étaient rattrapés avec brio et tendresse, avec aussi beaucoup d'humour.

Incroyable ce qu'on peut rire pendant ce spectacle, et pourtant il n'y a pas de quoi !

Trois femme participent à un jeu où elles doivent parler d'un objet qui a compté dans leur vie.

Jacqueline a apporté une cuvette, Angèle sa robe de 1954 et Barbara un lampadaire. Ces objets les ont accompagnées durant leur vie, pas toujours facile, et c'est ce qu'elle vont nous raconter à leur manière, toujours avec émotion. Ce qu'elles donnent à entendre est parfois terrible. Jacqueline se donne des airs de femme qui prend la vie à la légère, mais on sent sent bien sa colère d'avoir raté sa vie. Pareil pour Angèle qui aura souffert toute sa vie de manque de reconnaissance.

inventaires2 

La parole leur est donnée par un animateur, Robert Cantarella lui-même ce jour-là, qui va les interrompre souvent, les brusquer, elles qui n'ont jamais été dans la lumière et qui une fois lancées, ne peuvent plus arrêter le flot de paroles et vont faire sortir tout ce qu'elles ont sur le cœur et en mémoire.

Le jeu est cruel, la parole doit passer de plus en plus rapidement de l'une à l'autre, le rythme s'accélère, elles sont bousculées, et elles partent, hébétées, un peu frustrées, avec leur objet, mais nous laissant dépositaires des traces de leurs vies .

La reprise de 2012 met les personnages en scène dans un cadre de jeu télévisé, comme dans une émission de télé-réalité (Minyana était visionnaire en 1987, non ?).

L'animateur manipule ces femmes simples, il les exhibe comme des animaux de foire. Cruel, je vous disais, .. comme le sont ces émissions qui se repaissent de la misère des gens simples, émissions souvent menées avec férocité par un monsieur bien peu loyal.

Heureusement que l'humour est toujours présent, dans le texte et dans le jeu des actrices, et qu'il permet au spectateur de rire et d'évacuer ainsi le trop plein d'émotion et le malaise ressenti devant ces terribles confessions. .

Barbara : On a acheté cette cochonnerie mon époux et moi aux Galeries Lafayette et cette cochonnerie c’est le témoin numéro un de ma déconfiture j’étais plus intelligente que lui il ouvrait le dictionnaire et il me disait ce mot là ça veut dire quoi ? C’étaient des mots compliqués je ne les connaissais pas il disait : tu vois bien que tu es bête… 

Jacqueline : Bonsoir je ne me suis jamais séparée de cette cuvette c’est là que j’ai craché mes poumons et ma vie a changé pourquoi j’ai craché là plutôt qu’ailleurs aux cabinets ou dans l’évier parce que c’est ma cuvette préférée j’y lavais mes légumes une pleine cuvette de sang en pleine nuit en janvier 1957 du jour au lendemain ça n’a plus été comme avant.  

Angèle : Maman je me dis toujours que c’est moi qui l’ai tuée elle avait les nerfs malades et pas toute sa tête alors je vais la voir un dimanche et je lui dis bêtement : ma petite maman qu’est-ce qu’on a déconné toutes les deux on n’a pas su s’aimer et elle elle se met à pleurer et son menton qui se met à trembler et son pauvre nez qui coulait et moi je continuais je ne pouvais plus m’arrêter je lui disais qu’elle nous avait gâché la vie à mes sœurs et à moi . 

Philippe Minyana avait écrit ces trois rôles pour ces comédiennes il y a 26 ans et après les avoir vues sur scène, je n'imagine plus voir Jacqueline, Angèle et Barbara sous d'autres traits.

 

 Pour celles et ceux qui sont sur Paris et qui veulent s'offrir une heure de pur plaisir de texte et de théâtre:

Théâtre de Poche-Montparnasse, www.theatredepoche-montparnasse.com

inventaires livre

PHILIPPE MINYANA
Ecrivain, comédien et directeur d’acteurs, il a écrit depuis 1980 une trentaine de pièces, principalement pour le théâtre, D’une œuvre à l’autre, chaque fois différemment, Philippe Minyana ne cesse de questionner l’écriture dramatique sur ses possibilités de dire le réel. Utilisant un matériau réel (faits divers, interviews), l’auteur a toujours donné la parole aux gens ordinaires, éprouvés par la vie intime, sociale ou politique. Très sensible et perméable au monde qui l’entoure, il a parfois pressenti l’apparition de phénomènes sociaux comme le reality show (Inventaires) ou traité de sujets tabous comme l’inceste (Chambres).

 

1ère participation au challenge En scène !  lancé en 2012 par Bladelor et repris cette année par Eimelle . Je m'inscris dans la catégorie Racine .   CategorieRacine

     

 

   

 

 

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:32

Le faire ou mourir

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Le faire ou mourir – Claire-Lise Marguier

Quelle claque que ce roman !

Encore une fois je ne regrette pas d'avoir succombé aux billets de  Theoma et de  Bladelor.

Un court roman qui accroche, qui ne lâche plus et qui hante longtemps après.

Un court roman d'une intensité incroyable dans lequel on suit Damien/Dam, 16 ans, coincé dans sa vie d'adolescent et dans sa peau qu'il n'aime pas. Coincé aussi entre le lycée où il est harcelé par une bande de skatters, et sa famille qui passe son temps à l'humilier au profit de sa soeur aînée.

Quand tout devient trop lourd à supporter, la violence monte, mais pas contre ses agresseurs, non, contre lui-même. Et il ne trouve de soulagement que dans les scarifications qu'il s'inflige.

Dam ne se voit aucun avenir, jusqu'à ce qu'il rencontre Samy et sa bande de gothiques qui l'accueillent et l'acceptent tel qu'il est.

Mais cette nouvelle relation va bouleverser Dam au plus haut point.

Dans ce premier roman, Claire-Lise Maguier, excelle dans sa façon de dire l'intime et dans son observation de la douleur de l'adolescence. Elle nous livre celle de Dam dans un texte sans coupure, sans chapitre, comme s'il y avait urgence à dire, comme si les mots ne pouvaient plus s'arrêter. Question de survie.

Acceptation de la différence, mal-être des ados, acceptation de soi, relations parents-enfants,en peu de mots finalement, l'auteur trace un portrait bien sombre de notre société. Mais cette noirceur est portée par une écriture tellement pleine de vie, d'énergie, d'émotions.

Il m'a été difficile de laisser Dam et la fin du roman m'a complètement bouleversée, me laissant longtemps perplexe.

A lire, et à faire lire aux ados qui vous entourent.

Pour découvrir cette jeune auteure qui avoue qu'elle n'aime pas les livres !

 


 

 

 


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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 06:52

L'étrangleur de cater streetL'Etrangleur de Cater street– (The Cater street hangman) Anne Perry – traduction de Annie Hamel et Roxanne Azimi

 

Ce roman est le premier tome d'une loooooooongue série d'Anne Perry mettant en avant les aventures de Charlotte Ellison, jeune fille de bonne famille, et Thomas Pitt, policier, en 1881 dans l'Angleterre victorienne. J'adore cette époque !

Ces deux là n'auraient jamais dû se rencontrer mais le quartier où réside Charlotte et sa famille est le théâtre d'une série de meurtres . Je n'en dirai pas plus sur l'intrigue somme toute assez simple mais qui se laisse suivre avec grand plaisir.

Et ce plaisir vient surtout de la peinture que fait Anne Perry de cette époque guindée, enfermée dans des principes et des croyances dont les femmes étaient les premières victimes.

Charlotte est différente de ses soeurs et surtout de sa grand-mère, vieille femme campée dans des principes et dans le passé, alors que Charlotte représente la femme du futur, celle qui luttera pour l'émancipation et refusera les contraintes imposées par des hommes qui veulent garder leurs privilèges.

Charlotte lit le journal en cachette, cherche à s'informer sur ce monde à la porte de son quartier, mais qu'on ne lui permet pas de découvrir. Elle a soif d'apprendre, et d'être. Elle prend la parole quand on ne lui demande pas, elle donne son avis, quelle impudence !

Alors que sa soeur aînée est mariée et bien installée dans cette société, et que sa jeune soeur a compris qu'elle ne pourrait avoir un semblant de liberté qu'en se mariant rapidement, Charlotte rejette cette vie en bloc. Elle refuse l'idée de se marier, tout d'abord parce qu'elle est amoureuse de son beau-frère, et qu'aucun autre homme ne sera jamais aussi bien que lui ! Ensuite parce qu'elle a l'intuition qu'une autre vie que celle prévue par sa condition sociale est envisageable.

Et c'est à ce moment de sa vie que Thomas Pitt fait son apparition.

Il est policier, donc vulgaire et pas plus important qu'un domestique pour les gens du monde que sont les Ellison.

Au début, Charlotte pense la même chose, c'est ainsi qu'elle a été élevée. Pitt a bien du mal à s'imposer dans ce milieu persuadé que la criminalité ne touche que les miséreux et les petites gens. Eux sont bien au-dessus de tout cela.

Mais le policier est tenance et intelligent, il va mener son enquête jusqu'au bout malgré l'hostilité de ce beau monde auquel il n'appartient pas. A chaque venue chez les Ellison, à chaque conversation avec Charlotte, il va ouvrir la jeune fille à un monde qu'elle ignore, un monde qu'on lui a caché sous prétexte que les femmes doivent être protégées de l'extérieur. Un monde bien loin du sien où on attend des femmes une conduite irréprochable alors que les hommes mènent parfois de leur côté une double vie.

Pitt va faire craquer le vernis de ce monde d'hypocrites et faire apparaître des comportements que ces messieurs auraient préféré taire.

Anne Perry met ses personnages et leur époque sous un microscope et c'est souvent drôle et féroce. Thomas Pitt sert de révélateur et nous permet d'entrer dans cette société où les nantis et les autres ne se côtoient pas. Les domestiques ne font pas vraiment exception. Ils servent des familles pendant parfois des années sans que les membres de la famille connaissent leur nom ou quoi que ce soit de leur vie. Les Ellison et les autres ne se posent même pas la question (ce n'est pas sans me faire penser à la série Downton Abbey). 

Un très bon moment que cette lecture. Et vu le nombre de romans de cette série, je crois que je vais encore me régaler de ces plongées dans cette fascinante époque victorienne.

Pour le challenge Anne Perry et le challenge Thrillers et Polars   

                                                            anneperry2-copie-1      Challenge thriller

 


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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:40
J'adooore les séries BBC !
Et je sens que celle-là ne fera pas exception !
Si vous avez aimé  La Souris bleue, vous allez pouvoir retrouver Jackson Brodie, l'enquêteur légèrement décalé de Kate Atkinson sur France 3 le 20 janvier pour deux premiers épisodes. 
Je n'ai qu'un regret, ne pas avoir lu la suite avant de voir cette série (6 épisodes) que l'on dit de très belle qualité.
Et en plus ça doit normalement se passer dans de magnifiques paysages écossais (ça, c'est un clin d'oeil pour Syl.). 
Vous le reconnaissez ?
JB 
Mais si, vous l'avez vu dans Harry Potter ! C'était lui le vilain Lucius Malefoy !
Lucius Malfoy
Je préfère l'original (Jason Isaacs de son vrai nom), pas vous ?
Allez, un petit aperçu de la série.
Et pour en savoir un peu plus sur la série et sur les livres, le site officiel de Kate Atkinson, ici.
     
 
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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 10:17
   
En vieillissant les hommesEn vieillissant les hommes pleurent– Jean-Luc Seigle
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Il y a longtemps que je n’avais pas été aussi bouleversée par un roman.
Je l'ai ét par l’histoire d’Albert, un homme qui n’a pas forcément les mots pour dire son mal-être, mais aussi par l’écriture de Jean-Luc Seigle, toute en délicatesse, en pudeur, en retenue.
L’auteur nous fait vivre une journée de juillet 1961, jusqu’au dénouement qui fait petit à petit monter une boule dans la gorge.
Comment parler de cet homme, Albert, attaché à sa terre, à sa ferme qui pourtant ne peut plus les nourrir, et qui a dû se résoudre à devenir ouvrier chez Michelin ?
Lui-même a tant de mal à dire le sentiment qu’il a d’être dépassé par la vie, par la modernité dont sa femme est éprise. Il est incapable de décrire sa lassitude de la vie. Il ne peut que rester silencieux, taire la honte d’avoir été fait prisonnier en 1940 sur la ligne Maginot, cette captivité qui ne lui a jamais permis de tisser de lien avec son fils aîné.
Il ne sait comment dire son désarroi devant son monde qui se désagrège, devant sa mère qui perd la tête et ne vit plus dans le présent, devant sa femme qui fait peu à peu disparaître le passé et introduit dans le foyer un monde moderne dont il se sent exclu. 
Il ne sait comment dire à ses fils qu’il les aime parce qu'il n'a pas les mots.
Albert ne dira pas. Il agira.
Il y a une telle grâce dans l’écriture de Jean-Luc Seigle ! Il accompagne son personnage avec une telle bienveillance, jamais il ne le juge, ni lui, ni les autres personnages d'ailleurs.
C’est avec une grande délicatesse qu’il dresse le portrait d’une époque et d’un homme qui, dans un acte courageux et d’une immense générosité, fait le don d’une existence pour que ses enfants vivent mieux que lui.
Voilà un roman que je relirai certainement pour en savourer à nouveau la langue sobre et pudique. Un roman qui donne toute leur importance aux mots et à la littérature.
Et ce titre ? N'est-il pas magnifique ?
J'ai lu ce roman avant l'été, pourtant il me hante encore.
Ce roman est un immense coup de coeur, vous l'aurez compris. Tout comme l'avait été  Bord de mer de Véronique Olmi.
Etrangement, ces deux romans ont bien des points communs. Dans les deux cas, l'écriture faite de pudeur et de délicatesse fait vivre deux personnages malmenés par le monde dans lequel ils vivent, et les accompagne avec empathie vers une issue tragique. 
Pour écouter Jean-Luc Seigle .
 
 
 
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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 12:14

 

A celles et ceux qui s'attardent parfois en ce salon

ou qui n'y font que passer,

je vous souhaite

une magnifique année 2013 

~~~~~~~~~~~~~~

 

 

Vous l'aurez remarqué, entre les tags de mon amie Asphodèle, la ronde franco-belgo-centreuse organisée par Jeneen, et le swap de Noël (toujours la même Asphodèle), finalement je suis revenue par ici de temps en temps et finalement j'y ai pris plaisir.

Alors je vais faire une tentative de retour tout doucement, sans rythme imposé, on verra.

Merci à vous d'être passés ici, par la porte entrouverte.

Vos visites ont été des petites bouffées d'oxygène pendant ces mois où j'étais plutôt en apnée.

Comme nous sommes encore à l'époque des bilans, je me demandais ce que j'avais bien pu faire depuis l'été dernier. Je ne ferai pas de bilan de lecture, ce serait pathétique. 

Jusqu'à mi-octobre, à part travailler, rien. Vie sociale, néant, vie culturelle, inexistante, vie professionnelle peu satisfaisante. 

Heureusement des amis m'ont obligée à souffler un peu et à faire autre chose sans culpabiliser pour autant.

Alors ? Qu'ai-je vu ? Qu'ai-je fait ?

J'ai lu un peu, trop peu pour le plaisir et j'ai souvent abandonné mes lectures. Certains livres sont retournés dans la PAL en attendant un jour meilleur, d'autres ont déménagé définitivement chez des lecteurs qui seront peut-être plus accueillants que moi. 

Au cinéma je n'ai vu que Camille redouble mais quel bon moment et qu'est-ce que ce film m'a fait du bien !

Camille redouble 

  Dans la série "ça fait du bien", j'ai aussi passé un moment inoubliable avec les gribouilles, moment qui a superbement mêlé plaisir culturel et douceur de l'amitié.

En danse j'ai vu deux spectacles superbes :

Sheep de Mohamed El Khatib, par le collectif Zirlib (surprenant, touchant, très drôle)

 

sheep 3   sheep 2

et Lamali Lokta par la compagnie Dame de Pique de Karine Ponties. Une pure merveille esthétique qui mêle arts plastiques et danse avec bonheur. J'adore ce que fait cette chorégraphe et ses danseurs sont époustouflants ! J'avais vu deux fois de suite son spectacle précédent (Holeulone), avec la même émotion à chaque fois. Si ses spectacles passent par chez vous, courrez-y !

 

 lamali 2    imagesCA66W8LL

Au théâtre j'ai assisté à un moment magique !

J'ai vu Inventaires, une reprise 25 ans après avec les mêmes actrices. Mais je reparlerai de ce spectacle plus en détail un autre jour.

 

inventaires 1 

Je vous reparlerai aussi de La Compagnie des spectres, avec Zabou Breitman, femme qui ne cesse de me surprendre !

 

La compagnie des spectres 

Autre femme surprenante, Nancy Huston. J'ai fait une petite virée à Chambord pour assister à une lecture de Ultraviolet, son dernier roman jeunesse. Lecture faite par Nancy Huston herself , accompagnée du musicien Claude Barthélémy. Plus qu'une lecture c'était un véritable spectacle, un pur moment de bonheur dans un cadre idyllique.

 

Et lors d'une petite virée parisienne, j'ai vu la superbe exposition Dali à Beaubourg et j'ai découvert avec émerveillement le département des arts de l'Islam au Louvre.

 

Dali           Islam

 

Le bilan n'est pas si mauvais quand j'y pense !  

 

bilan

 

 

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 08:08

 

 

 

http://www.20cents-video.com/userdata/animated-gif/library/Livre.gif 

 

Comme d'habitude je ne sais résister aux demandes de mon amie  Asphodèle. Encore une fois elle m'a taguée, et voilà le résultat :

 

1) Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?

   Oui, Sur mes étagères il y a des livres que j'ai achetés de toute urgence, il me les fallait ABSOLUMENT ! Je ne pouvais pas attendre la sortie en poche, et pourtant ils sont toujours dans ma PAL et certains depuis quelques années.

 

2) À quelle fréquence achètes-tu des livres ?

    Je ne programme jamais, alors ça dépend de moments. Depuis que je fréquente les blogs, c'est beaucoup plus souvent qu'avant malgré tout ! Dois-je vous dire merci ?

 

3) As-tu une librairie favorite ?

    Chantelivre à Orléans. Une librairie avec de vrais libraires qui accompagnent si on veut, qui nous laissent fouiner seul si on préfère. Mais qui toujours viennent discuter de nos achats avec passion et prennent le temps de conseiller de futures lectures en fonctions de ces choix. GENIAL ! J'y ai de très intéressants échanges, et toujours dans la bonne humeur ! Et je ne vous parle pas du rayon jeunesse !!!! J'y passe des heures quand j'y vais. Les jeunes (et les moins jeunes) y sont accueillis, conseillés par des professionnelles qui savent toujours trouver LE livre qui va faire mouche.

Chantelivre

 

 

4) Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée ?

Seule. Je préfère. Ou si je suis accompagnée il faut que ce soit de quelqu'un qui aime fureter comme moi, qui accepte qu'on ne fasse pas les mêmes rayons en même temps  et qu'on ne se retrouve qu'à la fin, pour découvrir nos trouvailles.

 

5) Librairie ou achats sur le net ?

    Librairie, pour l'échange sur les livres (cf. 3) ) Mais le net parfois pour des livres d'occasion.

 

6) Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?

    Impossible à dire, ça dépend vraiment de l'humeur du moment. Je peux avoir une période sur un même auteur, ou une période jeunesse, ou polar. Je ne lis que rarement de la poésie ou des essais.

 

7) Préfères-tu les livres neufs, d’occasion ou les deux ?

    Aucune importance. Mais pour les occasions, je n'aime pas les trop vieux livres, à cause du toucher du papier. Brrr, ça me fait bizarre...

 

8) Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?

  Découvrir un roman dont je ne soupçonnais pas l'existence et qui titille ma curiosité.

 

9) Te fixes-tu une limite d’achat par mois ?

    Non, mais ne le dites pas à mon banquier !

 

10) À combien s’élève ta wish-list ?

    Mais pourquoi compter ?

 

11) Cite 3 livres que tu veux TOUT DE SUITE !

    J'avoue que j'en ai tellement en attente et que dernièrement j'ai été très gâtée, alors je n'ai pas grand chose qui me vient à l'esprit. Peut-être Les Monades Urbaines de Silverberg (découvert chez  Aymeline grande connaisseuse de SF). Et peut-être aussi l'album Tom Sawyer détective chez Sarbacane.

 

12) Pré-commandes-tu tes livres ?

Non.  Je n'en vois pas l'utilité. 

 

13) Pourquoi un tel pseudo/nom de blog ?

Pour le pseudo, sans trop réfléchir,j 'ai pris la 1ère syllabe de mon prénom, la 1ère syllabe de mon 2ème prénom et la 3ème syllabe de mon 3ème prénom qui phonétiquement est aussi la 1ère syllabe de mon patronyme. Vous suivez ? Rien de bien original !

Pour le nom du blog, il faudrait demander à  Syl. , c'est elle qui a tout fait : le blog, la déco, l'adresse, les codes, et donc...le nom.

 

14) Parle-nous de ton prof préféré.

    Il y en a eu plusieurs. L'école, je n'aimais pas trop alors, le premier prof qui a éveillé ma curiosité, vous pensez bien que je m'en souviens ! En 3ème, notre prof de français, Alain M., était en fait prof de philo, mais (je le sais maintenant que je connais le système de l'intérieur), il complétait son service en français avec notre classe. L'enseignement du français, ce n'était apparemment pas son truc, et il était souvent un peu débordé par notre classe très...vivante ! En plus il nous paraissait vieux, mais je suis sûre maintenant qu'il n'avait pas 30 ans !!!! Ce bonhomme était génial, tellement différent des autres profs ! Il m'a fait aimer Twain, m'a fait découvrir Camus et Vian. Il parlait de ce qu'il aimait avec passion, il savait nous en faire parler aussi, et il savait écouter. L'été qui a suivi ma 3ème, alors que je ne lisais jamais, pour lui j'ai lu L'Ecume des jours. Il ne l'a jamais su bien sûr, il était déjà parti vers un autre établissement et une autre région. Il n'a jamais su non plus, que du haut de mes 14 ans incultes, je n'avais rien compris à l'Ecume des jours.

 

15) Parle-nous de ton premier concert.

    Aucun souvenir !

 

16) Quel est ton endroit préféré au monde ?

En pleine campagne, dans la verdure... 

 

17) Un endroit que tu aimerais visiter ?

    L'Australie, un vieux rêve.

 

18) Parles-nous de quelque chose qui te rend complètement folle en ce moment.

    Noël ? Mais ouf, c'est passé !

 

19) Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu’en claquant des doigts, qu’est-ce que ce serait ?

    Un nouveau squelette !

 

20) Qui tagues-tu ?

Persone en particulier, il a beaucoup circulé.

 

Et voilà Asphodèle, tu les as eu mes confessions - pas très palpitantes, j'en ai bien peur.

 

 

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 10:03

 

 

http://www.gif-anime-gratuit.com/gif-anime-gratuit/fete/noel/sapins/noel_sapins004.gif        swap-de-noel  http://yves.marsal.free.fr/atoutgifs/noel/ynoe158.gif

 

Asphodèle m'a demandé si je voulais bien sortir de ma grotte pour enfiler ma hotte (ah ! ah ! qu'elle est drôle !) et swaper à Noël avec Mind The Gap.

Avec Mind The Gap ?

J'ai tout laissé tomber et j'ai sifflé les rennes, un peu durs d'oreille (sont plus très très jeunes ) et engourdis depuis leur dernier galop de l'année dernière.  

Sans plus attendre on a parcouru la région pour trouver de quoi remplir la hotte et on s'est amusés comme des petits fous (oui, ils sont très drôles quand ils veulent !).

http://yves.marsal.free.fr/atoutgifs/noel/y_renne_noel_14.gif

Avec MTG nous nous sommes découverts des affinités qui tournent autour de la perfide Albion, de sa capitale, de son cinéma et de sa littérature, surtout celle de Miss Jane et des Demoiselles Brontë. Alors quoi de plus naturel que de partir en quête de babioles toutes britanniques !

Et comme si nous nous étions concertés, il en a fait de même !

Je ne me souvenais plus de ce que j'avais noté dans le questionnaire qu'Asphodèle nous avait demandé de remplir. A l'ouverture du paquet, la surprise a donc été totale.

Qu'y avait-il donc dans ce paquet ? Vous n'en pouvez plus d'attendre, hein ?

Et bien tout d'abord de belles couleurs vives pour donner un peu de lumière à cette période grise.

DSCF7639 

Et dans ces beaux paquets que j'ai déchirés sans attendre, j'ai trouvé : DSCF7653

 

  • Jane Austen à Scargrave Manor de Stéphanie Baron (je l'avais repéré sur plusieurs blogs et dès que ça parle de Jane ...).
  • Le Noël du chat assassin de Anne Fine (depuis le temps qu'on me parle de ce chat et de son auteur, c'était l'occasion).
  • Alice's Adventures in Wonderland, que je n'ai jamais lu (honte à moi !). Et en Anglais en plus , histoire de m'obliger à m'y remettre ! Coquin de MTG ! Elle est sympa la couverture, vous ne trouvez pas ?
  • Surprise, et de taille ! Le dvd de l'adaptation de Jude l'obscur de Thomas Hardy. Surprise parce que j'était persuadée que ce film de Michael Winterbottom que j'avais adoré (vu sur Arte il y a des lustres) n'existait pas en dvd. Merci ! Merci ! Merci ! ça c'est un super cadeau !
  • Et cette petite boîte, me direz-vous ? Que contenait-elle ? Et bien vous devrez me faire confiance pour la description, parce qu'il n'y a plus aucune trace du contenu à l'heure actuelle... La fameuse boîte aux couleurs Mindthegapiennes était remplie de petits gâteaux de Noël faits par les blanches mains de...MTG himself ? non ! par celles de La Douce, et je vous assure qu'ils étaient fondants, croquants, doux, sucrés, hmmmmmmmmm....ils ne sont plus qu'un doux souvenir.....Merci La Douce (mes préférés c'étaient les longs, touts les longs, re-hmmmmmm).
  • Un autre petit paquet tout mou m'a intrigué. Mou, donc pas un livre...qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Je n'ai pas eu le temps de me poser trop de questions, mes mains sont allées plus vite que mon cerveau (oui, en ce moment c'est souvent comme ça), et le paquet ouvert je suis passée du sourire au rire. Voyez plutôt ce que le facétieux MTG m'avait concocté :

DSCF7655

 Un superbe T-shirt, juste à ma taille. (Arghhhhhhhhh ! Mr Darcy ...where are you ?) Je vous fais grâce de la photo de moi dans ce superbe T-shirt, mais je vous assure que ça fait des jalouses par ici !

 Encore merci MTG pour ce swap qui a énormément touché l'engrottée que j'étais ces derniers temps.

 Je vous ai parlé du bonus de ce swap ? Non ? Parce que les cadeaux c'est agréable mais le plus dans cette histoire a été de s'appeler après ouverture (parce qu'on a cet autre point commun avec MTG de ne pas être apparentés à la famille des pieuvres et de ne pas pouvoir ouvrir des cadeaux, les photograpier et parler de façon à peu près cohérente en même temps. Bon d'accord, les pieuvres ne parlent pas, mais vous voyez ce que je veux dire !). On a donc jacassé pendant une petite heure et j'ai eu l'impression de discuter avec une vieille connaissance, comme si c'était une évidence.  

Alors merci pour ce moment partagé et j'espère, si nous survivons à 2012, que nous aurons l'occasion de jacasser sans écran ou téléphone entre nous, et promis, pour l'occasion, je viendrai avec Mr Darcy. 

http://yves.marsal.free.fr/atoutgifs/noel/y_couronne_noel_46.gif

Je ne suis pas fan de Noël, je l'ai déjà dit ici, mais juste à l'instant, je pourrais presque changer d'avis.

Alors à tous, un peu en avance, Joyeux Noël ! http://yves.marsal.free.fr/atoutgifs/noel/ynoe158.gif

 

 

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 07:01

 

Comme promis je reviens pour la Ronde des livres entre la France, la Belgique et la Bretagne (dont on ne sait pas trop à quel pays elle appartient).

Bretons

 

Grâce à cette ronde, j'ai déjà découvert un roman belge-  La Plage d'Ostende - et un polar breton - Cézembre noire.

  

 Aujoud'hui, je vous parle d'un merveilleux petit livre.

 

La petite dameLa petite dame en son jardin de Bruges – Charles Bertin

 

Il s'agit d'un récit dans lequel Charles Bertin évoque sa grand-mère, une petite dame, avec laquelle il a tissé des liens très particuliers.

Alors qu'il avance lui-même en âge, Charles Bertin éprouve le besoin de se replonger dans ses souvenirs . Il retourne à ses étés d'enfance, à la maison de sa grand-mère, au jardin dans lequel ils ont tant échangé.

Durant sept étés exactement, cette petite dame et son petit-fils vont partager des aventures inoubliables. Ils vont se perdre dans les romans, aller à la découverte de Bruges et de ses trésors, affronter les terribles pavés de la route qui les mènera à la mer du Nord.

Quelle femme que cette petite dame, que cette Thérèse-Augustine que rien ne prédestinait à aimer les livres. Elle que son père avait retirée de l'école à douze ans, ce qu'elle ne lui avait jamais pardonné. Elle se rattrapera avec ce petits-fils, son premier.

Ensemble ils vont aimer les mêmes romans qu'ils liront parfois à deux voix dans le jardin ou qu'ils déclameront lors de leurs déambulations dans Bruges. Ensemble ils vont se perdre dans les illustrations du Larousse. Ensemble, ils vont parcourir l'histoire de la famille.

Elle n'a peur de rien, elle a décidé de « prendre ses désirs pour des réalités » et elle est déterminée à célébrer la personne de ce petit-fils, à lui donner confiance, à lui donner envie de découvrir le monde.

D'ailleurs, le livre s'ouvre sur un souvenir qui à la fois a fait un peu honte à Charles alors qu'il avait dix ans, mais qui l'a rendu tellement fier de sa grand-mère et qui nous donne à nous, lecteurs, une petite idée de la force et de l'originalité de cette petite dame. Elle attend Charles juchée sur un tabouret sur son perron, une trompette à la bouche. "(...) droite comme un i, tête levée, trompette pointée vers le ciel, cambrant sa taille menue avec cette fierté qui parait naturelle à ceux qui ont un compte particulier à régler avec l'univers, elle prenait ouvertement à témoin la population de Saint-André-lez-Bruges de la gloire que les dieux promettaient à son petit fils. J'avais beau l'implorer d'abréger ma torture : les quelques "Grand-Mère !" suppliants que je parvenais à articuler d'une voix étranglée n'arrivaient pas jusqu'à elle, tandis que le petit cornet, auxquels étaient venus se joindre au bout d'un moment deux ou trois coqs des environs stimulés par la concurrence, continuait à sonner son insupportable diane enrouée par-dessus les jardins."

Ce récit est bouleversant, drôle et poétique. Charles Bertin dit là tout l'amour qu'il a de sa grand-mère, tout l'amour qu'il a pour ce qu'elle lui a donné. Il est si reconnaissant de ces sept étés passés auprès d'elle, et qui l'ont façonné.

Tout le monde n'a pas eu une Thérèse-Augustine comme grand-mère, mais en lisant ce récit, on ne peut s'empêcher d'évoquer sa propre enfance, les étés dans le jardin de sa propre grand-mère, les goûters, les promenades, les moments autour des photos de famille.

Merci Anne pour cette très belle lecture et pour la découverte d'un auteur dont l'écriture rend un magnifique hommage à la langue, à la littérature et à la culture francophones que nous avons en commun.

Pour en savoir plus sur cet auteur : http://www.charlesbertin.be

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:55

 

Comme promis je reviens pour notre ronde entre la Bretagne, la Belgique et le Centre (du monde ? non, de la France). Après un premier lvre belge envoyé par Anne, voici une découverte bretonne qui m'a laissé ébouriffée (normal quand on connaît Jeneen, notre Bigoudène !).

 

Les lectures Belges : La Plage d'Ostende ici et chez Jeneen

Les lectures bretonnes : Cézembre noire ici et chez Anne.

Les Lectures de Centre :  Un grand coeur chez Jeneen et chez Anne 

 

 

 

 

 

 

Bretons 

 

céembre noireCézembre noire – Hugo Buan

 

Quatrième de couverture : Que se trame-t-il à Cézembre, cette île mystérieuse de la côte bretonne ? Petite terre, riche d’Histoire et, interdite aux touristes. Cette question, Berty, tueur à gages intérimaire, et endetté jusqu’au cou, ne se la pose pas. Sa cible il devra l’atteindre coûte que coûte. « Il n’y a pas un chat sur ce foutu rocher en plein hiver ! » lui avait dit Kolo. En effet, il n’y avait presque personne sur les dix-huit hectares de l’île. Hormis deux agents de la C.I.A., cinq officiers de la Police Judiciaire, un ancien para de Diên Biên Phu, des séminaristes et une famille d’accueil particulièrement troublante. Devra-t-il tuer la douce Daphné ? Ou Hale le boiteux ? Plus sûrement un des flics ? À moins que ce ne soit un des agents américains ? Ou encore le mystérieux Noël ? Peut-être le PDG de cette famille en séminaire ? Ce qui est sûr, la photo de la victime apparaîtra sur l’écran de son portable. Et, là, il n’aura plus qu’à viser et tirer…Mais mon Dieu, que ce commissaire Workan l’ennuie. Et ne parlons pas de cette foutue tempête.

 

Cézembre, vous connaissez, vous ? Quand j'ai reçu ce livre, j'ai d'abord cru que c'était une invention de l'auteur. Mais non, elle est bien réelle. Et en allant sur Wiki, j'ai appris que pendant la Première Guerre mondiale, les Belges avaient installé un bataillon sur Cézembre. Quelle coïncidence pour notre ronde, non ?

 

Dans Cézembre noire, l'auteur nous mène aux côtés du commissaire Lucien Workan et de son équipe sur cette île déserte mais loin d'être paradisiaque. Cézembre, c'est un îlot rocheux interdit au public sur la majeure partie de sa superficie à cause des mines dont la Deuxième Guerre mondiale l'a truffé. « Tu ramasses une fleur à Cézembre et t'es transformé en hachis parmentier. »

 

Pas très glamour, l'île ! Et côté touristique, à part une plage et un hôtel-restaurant, il n'y a rien ! En plus c'est le week-end du 11 novembre et la tempête fait rage. Bref ! tout va bien.

 

Workan doit surveiller le temps d'un week-end deux agents de la CIA dont l'activité sur l'île est suspecte aux yeux des hautes sphères du pouvoir. Il s'y colle donc le Lucien, pas forcément de gaieté de coeur, entraînant son adjoint et son très utile bateau, et Roberto, souvent à côté de la plaque. Il est également suivi malgré lui par deux collègues, Leila et Cindy, au potentiel érotique assez élevé, surtout Leila.

 

Normalement la surveillance devrait être facile, mais en arrivant, Workan découvre une foule (enfin, n'exagérons pas) inattendue. En dehors des deux Américains et des patrons de l'hôtel-restaurant, il y a une famille en sminaire et un ancien militaire unijambiste accompagné d'un hurluberlu répondant au doux nom de Berty. La tempête empêche tout possibilité de quitter l'île, le restaurant n'a pas suffisamment de vivres pour nourrir tout ce petit monde trop longtemps, et les choses s'emballent... on découvre vite un cadavre.

 

Forcément le tueur est sur l'île, et il est même parmi les habitants de l'hôtel. Workan improvise une salle d'interrogatoire et commence avec son équipe à mener l'enquête. On se croirait chez Agatha Chrsistie, l'humour déjanté en plus. Parce que Workan a un humour bien particulier, comme son caractère, aux dire de ses supérieurs. Quel personnage ! Je l'ai adoré !

 

Mais les autres ne sont pas mal non plus. Voyez donc. En dehors de ce flic râleur, têtu, parfois, souvent même, et de mauvaise foi (il ne serait pas Breton des fois ?), on a entre autres un apprenti tueur à gages au look de rockeur et qui enchaîne les gaffes (je l'imagine comme le fils caché de Dick Rivers et de Pierre Richard), un unijambiste qui a fait l'Indochine et un ado surdoué qui soûle Workan de connaissances encyclopédiques et de petites phrases énigmatiques. J'oubliai, il y a aussi un soldat allemand de la Deuxième Guerre mondiale, ben oui. Tous sont suspects pour Workan, sauf peut-être le soldat allemand... 

 

Un huis-clos sur fond d'Histoire, tès bien documenté, qui se laisse lire et qui laisse bien souvent le sourire aux lèvres, et la chevelure en bataille, parce que , bou diou ! quelle tempête !

 

Si je n'ai pas été captivée par l'intrigue, j'ai vraiment aimé le commissaire Workan et son équipe de branquignoles. J'ai aussi beaucoup apprécié l'écriture de Hugo Buan, sa façon de croquer ses personnages, mais aussi de parler de la Bretagne et des éléments qui se déchaînent. Qaunt à son humour, il n'a pas été sans me rappeler parfois celui d'Audiard. D'ailleurs, j'imagine tout à fait une adaptation pour le cinéma.

 Voir l'avis de Anne

Pour le challenge Thrillers et Polars  Challenge thriller

 

 

 

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