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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 22:20

 

C'est plus fort qu'elles, quand ce n'est pas Asphodèle, c'est  Syl. qui me convie à un tag. Et comme c'est demandé gentiment, je m'exécute...

 

1/ Quel est votre dernier livre coup de coeur ?
Mon tout dernier coup de coeur est pour Mon Vaisseau Te Mènera jeudi Sur Un Nuage de Marcus Malte, mais mon très très très gros coup de coeur reste  En vieillissant les hommes pleurent de Jean-Luc Seigle. Que d'émotions et que d'images me viennent encore rien qu'en évoquant ce titre !

 

2/ Et le dernier qui vous est tombé des mains ?
Il faut dire que ces derniers temps, la fatigue aidant, il y en a beaucoup que je n'ai pas réussi à terminer. Mais celui qui me vient là, tout de suite, , c'est Le Chinois de Henning Mankell, dont j'avais pourtant tout aimé jusque-là. J'aurais tellement voulu l'aimer aussi ce Chinois...

 

3/ Quel est votre personnage de fiction incontournable inoubliable ?
Bien sûr il y a Heathcliff, comment l'oublier celui-là ! Mais beaucoup d'autres. Et le personnage un peu atypique qui me fait beaucoup rire reste Thursday Next.

 

4/ Que vous évoque les contes de Canterbury ? Ceux qui l’ont lu ont-ils souffert ?
Ces contes m'évoquent de l'humour scato, j'ai la vision d'une paire de fesses à la fenêtre (non, pas chez moi, dans un des contes ! pfff !) et un pet monumental...une histoire d'adultère, bref, pas pour les enfants. Et oui, ceux qui les ont lus ont souffert, j'en fais partie !

 

5/ Salée ou sucrée ?
Aaaah ! les deux ! c'est terrible ! et quand je suis lancée, rien ne m'arrête...ou seulement quand je me rends compte que je suis à deux doigts de changer de taille de pantalon !

 

6/ Biscuits ou bonbons ?
Aaaah ! les deux !!! enfin, avec une très légère préférence pour les biscuits (les granolas, les ginger biscuits, les...)

 

7/ Ovin ou caprin (et bovins non ?) (justifiez vos réponses que diable) ?
Pour ce qui est de la viande, plus ça va, moins j'en mange. Pour le fromage, j'aime le chèvre quand il est encore un peu frais et crémeux sur une belle tranche de pain frais.

 

8/ Où étiez-vous le 13 mars 2013 vers 20H30 ?
Je pense que vu l'état général de la bête depuis quelques semaines, j'étais mollement allongée sur mon canapé, en compagnie de Monk.

 

9/ Y a-t-il de la vie sur Mars ?
Heu...je ne suis pas très douée en géographie ni en repère dans l'espace, mais si Mars c'est au-dessus de ma tête, il doit y avoir de la vie et beaucoup de monde, parce qu'au-dessus de ma tête il y a beaucoup de bruit ! Et je peux même affirmer que les Martiens aiment le foot !

 

10/ Connaissez-vous la réponse à la grande question de la vie, de l’univers et du reste ? Et la question ?
Je ne connais pas la réponse mais la question qui se pose très fort à moi c'est : est-ce que, comme les Martiens, tous les habitants de l'Univers aiment le foot ? Et si la réponse est oui, je n'ai plus aucune raison de chercher un nouveau logement....

 

11/ Si vous étiez un super-héros ou une super-héroïne, comment serait votre costume ?
En référence aux questions 5, 6 et 7, le problème n'est pas le genre de costume, mais la taille - et pas trop moulant bien sûr ...

 

12) Sans réfléchir trop, quel livre offririez-vous à vos amis les yeux fermés ?
En vieillissant les hommes pleurent  !

     

13) Quel genre de littérature n’achèterez-vous jamais ? Et pourquoi ?

Le genre "Je suis un présentateur vedette/ une star de ceci ou de cela / un sportif connu/ et je vous raconte ma vie". Pourquoi ? Faut-il vraiment donner une raison ?

 

Ce tag a beaucoup tourné, mais que celles ou ceux qui le veulent s'en emparent...

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 07:30

 

Mon Vaisseau Te Mènera Jeudi Sur Un Nuage – Marcus Malte

 

 http://idata.over-blog.com/0/20/28/80/amour/coeur-gif-090.gifMon vaisseau

Romain a une petite sœur, Justine, atteinte d’un cancer. Leur maman s’est installée à la Maison des Parents à l’hôpital pour être auprès de sa petite fille, et Romain et son père viennent la rejoindre le temps des vacances scolaires.

Romain va découvrir le monde de l’hôpital, et ce qu’est une Maison des Parents, et par la même occasion, il nous sert de guide.

On y rencontre des gens désespérés, inquiets. Ses propres parents craquent parfois, ils essaient de le cacher à Romain, mais il sent bien leur tristesse. On y rencontre aussi beaucoup de solidarité et il y circule beaucoup d’amour, et quelques fois même on y rit et on y chante. La vie est là, bien présente qui s’invite malgré les moments de découragement.

A l'hôpital Romain va rencontrer Alexia, une fille pas comme les autres. Ils sont très différents tous les deux. Elle connaît l’univers médical comme sa poche, parle de la maladie de son frère en employant un vocabulaire technique et professionnel comme un vrai médecin. Elle a les pieds sur terre aussi, et n’élude pas la possibilité de la mort. Romain, lui, a tout sauf les pieds sur terre ; sa passion c’est l’univers, le ciel, les planètes.

D’ailleurs, chaque chapitre commence par une information sur une des planètes du système solaire. La beauté de cet univers, cet espace infini, tout ce qu’on en connaît ou qu’on ne connaît pas encore…

J’ai beaucoup aimé ce parallèle avec les infinies possibilités que la vie peut apporter. Et j’ai beaucoup aimé que l’auteur ne nous donne pas de réponse ni de fin. Que va-t-il arriver à Justine et au frère d’Alexia ? Nous ne le savons pas, ni les parents, ni les médecins. Mais Romain et Alexia sont persuadés qu’ils vont guérir, et c’est ça l’important, l’espoir, toujours l’espoir.

La fin ouverte nous laisse réfléchir, on est comme les deux enfants, on veut y croire tout en sachant que comme dans l’univers, une étoile peut disparaître et laisser un trou, un manque…

Ce roman aurait pu être larmoyant, lourd de bons sentiments. Mais quand on dit Marcus Malte, on dit intelligence, et… poésie (pfff ! je n'ai plus aucune objectivité avec cet auteur). C’est tout simplement beau !

Un très bel hymne à la vie … et un coup de cœur pour moi.

Et n'insistez pas, je ne vous donnerai pas l'explication sur ce titre étrange et poétique.

Vous n'avez qu'à lire ce joli roman.

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 07:30

LHDH

 

Petit billet à chaud, c'est très rare ici, mais je devais absolument vous parler de ce film , c'était urgent....

 

Les Hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) - 2012 - de Andrea Arnold

avec Shannon Beer et Solomon Glave (Cathy et Heathcliff jeunes) / Kaya Scodelario et James Howson (Cathy et Heathcliff adultes)

 

Je fulminais depuis un moment parce que je n'avais pas la possibilité de voir la dernière adaptation de ce magnifique roman d'Emily Brontë.

Un film qui ne passait que dans un nombre si faible de salles en France qu'il serait indécent de le mentionner ici...

Bref, à force de réclamer, les spectateurs ont eu gain de cause et notre sympatique cinéma Les Carmes à Orléans a réussi à avoir une copie, mais pour seulement une semaine.

Aussi, si vous êtes dans le coin, arrangez-vous comme vous voulez, réorganisez votre emploi du temps, mais courrez voir ce film !

 

Andrea Arnold dont j'avais adoré Fish Tank est passée à un sujet totalement différent, mais on retrouve quand même là  sa façon de s'intéresser à la dureté de la vie, à des personnages cassés, à la rudesse de l'environnement dont elle arrive malgré tout à tirer de la beauté.

Et de la beauté il y en a dans ce film ! Les paysages sont mis en valeur comme jamais, la lande devient un élément essentiel qui accompagne continuellement les sentiments des personnages.

Comme le paysage, les personnages sont sauvages, confrontés à la violence des éléments, de la vie.

Tout est sensation dans ce film et ce qu'Andrea Arnold a réussi à mon avis, c'est à mettre nos sens en éveil.

Particulièrement le toucher (les cheveux de Cathy sur le visage d'Heathcliff, la main de ce dernier sur le cheval, les corps dans la tourbe, le vent et la pluie sur les visages...). Mais aussi l'ouïe avec la quasi absence de paroles et de musique qui fait prendre conscience du bruit des pas dans la boue, de la pluie et surtout du vent. 

Pas de musique dans ce film, sauf une chanson originale composée par le groupe Mumford and sons (que j'adore et que j'ai découvert il y a peu de temps), mais après la chanson, le générique de fin se déroule sur fond de vent sur la lande..."the moors...the moors...".

Magnifique !

Allez lire aussi le beau billet enthousiaste de l'ami Mind the Gap qui a dit tout ce quej'ai pensé de cette adaptation de loin la plus fidèle à l'atmosphère de la première partie du roman (on est bien loin du romantisme de la version - que j'aime aussi malgré tout - avec Merle Oberon et Laurence Olivier).

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 19:47
        
   
Qq mn après minuitQuelques minutes après minuit –(A Monster calls) - Auteur, Patrick Ness / Illustrateur, Jim Kaye / Traducteur, Bruno Krebs http://idata.over-blog.com/0/20/28/80/amour/coeur-gif-090.gif

Quand ma super libraire m'a proposé ce roman, j'ai tout d'abord été charmée par l'objet, sa couleur, ses illustrations. Et puis j'ai eu un peu peur d'être déçue parce que j'avais tellement aimé la trilogie du même auteur (Le Chaos en marche). Mais j'avais tort d'avoir des hésitations...parce que j'ai adoré encore une fois l'écriture de Patrick Ness (et bravo au traducteur).

Ici, rien à voir avec Le Chaos en marche. Il s'agit d'un conte poétique qui aborde avec une grande délicatesse le chagrin d'un jeune garçon face à la maladie de sa mère.

Il refuse longtemps d'accepter l'inéluctable et se réfugie dans le rêve, dans un autre monde.

Conor a 13 ans, il vit seul avec sa mère. Sa vie n'est pas parfaite : son père vit aux Etats-Unis avec sa nouvelle femme et leur bébé, il ne le voit plus guère, et en plus Conor se fait harceler à l'école.

Sa vie à deux avec sa mère pourrait malgré tout être agréable, mais voilà, elle est malade, et elle a des périodes difficiles quand elle essaie de nouveaux traitements. Conor s'inquiète et prend en charge beaucoup de choses pour un garçon de son âge.

Depuis quelque temps, toujours à la même heure - minuit et sept minutes précises - il fait d'affreux cauchemars qui le terrifient.

     
 L'arbre lui dit qu'il va lui raconter trois histoires et Conor devra lui aussi en raconter trois, mais ne devra dire que la vérité.
Incapable de faire disparaître ce monstre, il devra s'exécuter et arriver à dire la vérité, cette vérité que le terrifie.

Patrick Ness reprend une idée originale de Siobhan Dowd, décédée en 2007. Il en fait un roman d'une grande poésie, mêlant réalisme et fantastique.

L'émotion est très forte et on a la gorge serrée tout du long, accompagnant Conor dans cette épreuve si difficile à vivre et à admettre pour un si jeune garçon. Patrick Ness analyse très bien toutes les phases par lesquelles Conor passe – la peur, l'étonnement, l'espoir, le déni, la colère, le chagrin, la révolte. Et il nous met, nous lecteur impuissant, dans une situation délicate. Témoin de la détresse de Conor, conscient de l'issue fatale, comme l'if, nous ne voulons qu'une chose : que Conor accepte et exprime enfin son chagrin.

Un véritable coup de coeur dû aussi aux magnifiques illustrations de Jim Kay.

Voir aussi l'avis de  Theoma.

 
 
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 19:45

 

Mahanttan nocturneManhattan nocturne – Colin Harrison – traduction de l'américain de Christophe Claro http://idata.over-blog.com/0/20/28/80/amour/coeur-gif-090.gif

Quatrième de couverture

Meurtres, accidents, drames en tous genres... Porter Wren, chroniqueur de faits divers dans un tabloïd new-yorkais, est un habitué des turpitudes quotidiennes de l'humanité. Mais en observateur prudent, il s'est toujours gardé de s'embarquer dans le type d'histoire qu'il raconte. Jusqu'au jour où il est abordé par une séduisante jeune femme, la veuve d'un cinéaste en vogue dont le meurtre n'a jamais été élucidé. Elle détient des secrets. Il n'aurait jamais dû accepter de les partager... A mesure que se noue ce drame étouffant, Colin Harrison révèle un à un les fils mystérieux qui, nulle part comme à New York, relient les bas-fonds les plus sordides aux sphères les plus élevées de la réussite.

Jusque-là la vie a plutôt souri à Porter Wren. Il partage sa vie entre sa famille - une femme chirurgienne qu'il aime et admire, et deux jeunes enfants dont il est complètement gaga – et son métier de chroniqueur dans un tabloïd New-Yorkais où il dissèque les faits divers les plus sordides. Il est lu, connu, reconnu... tout va bien. Il sait écouter et écrire comme pas un et surtout, il n'est pas dupe de ce qu'il fait. Le magnifique et jubilatoire début du roman en est la preuve :

«Je vends le meurtre, la mutilation, le désastre. Et ce n'est pas tout : je vends la tragédie, la vengeance, le chaos, le destin. Je vends les souffrances des pauvres et les vanités des riches. Les enfants qui tombent des fenêtres, les rames de métro qui flambent, les violeurs qui s 'éclipsent dans la nuit. Je vends la colère et la rédemption. Je vends l'héroïsme musclé des pompiers et la poussive cupidité des chefs de la mafia. La puanteur des ordures, les espèces sonnantes et trébuchantes. Je vends le Noir au Blanc et le Blanc au Noir. Aux démocrates, aux républicains, aux anarchistes, aux musulmans, aux travestis, aux squatters du Lower East Side. J'ai vendu John Gotti et O. J. Simpson et les poseurs de bombes du World Trade Center, et je vendrai tous ceux qui suivront. Je vends le mensonge et ce qui passe pour la vérité, et tout le spectre des nuances qui les séparent. Je vends le nouveau-né et le mort. Je revends la misérable et splendide ville de New York à ses habitants. Je vends desjournaux. »

Je vous le disais, il est lucide le garçon ! Enfin, lucide, oui, mais pas toujours. Quand son chemin croise celui de Caroline Crowley, j'oserai dire qu'il ne pense plus complètement avec sa tête !

La donzelle lui demande de l'aider à retrouver le meurtrier de son mari, un cinéaste indépendant connu retrouvé mort dans les décombres d'un vieil immeuble un an plus tôt.

Il a conscience de se faire manipuler d'une certaine façon, mais il ne peut s'empêcher d'accéder à la requête et... à la chambre de la sus-dite donzelle. Quand je vous disais qu'il ne réfléchissait pas avec sa tête !!!

L'enquête commence et Porter Wren va se retrouver au milieu d'une sinistre histoire mêlant Caroline Crowley, son défunt mari, des hommes de pouvoirs, tous reliés par des vidéos sordides sur le genre humain.

L'histoire est très intelligemment construite, laissant souvent son héros désemparé, englué dans la culpabilité. Culpabilité de l'adultère mais aussi et surtout de mettre sa famille en danger en continuant cette enquête.

J'ai vraiment aimé ce personnage qui faute, qui doute et surtout le fait qu'il ne soit pas un énième policier. J'ai aimé l'écriture, la façon dont le narrateur raconte son histoire après la résolution, la longueur d'avance qu'il a sur le lecteur.

Mais finalement ce que j'ai adoré dans ce roman, c'est la promenade que Colin Harrison nous impose dans un New-York que je n'ai côtoyé qu'au cinéma (heureusement !). Un New-York fascinant, montré sans complaisance, grouillant de misère sociale, humaine, affective. Le New-York des exclus, des « petits », ceux que Porter Wren comprend mieux que quiconque, lui qui est habitué à les repérer et à les écouter pour faire vendre son journal.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce roman noir et je ne vais pas en rester là avec Monsieur Harrison.

Pour voir d'autres avis allez chez Titine -  Kathel -  Ys

Ce roman entre dans le challenge Thrillers et Polars chez Liliba 

 

                Challenge thriller  

 

 

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 08:08

chat assassin

Le Noël du chat assassin - Anne Fine - Traduit de l'anglais par Véronique Haïtse - illustrations de Véronique Deiss

 C'est fait ! J'ai fait la connaissance de Tuffy ! Depuis le temps que je le voyais passer sur les blogs...

J'ai profité du swap de Noël pour demander ce petit roman à mon Père Noël perso, j'ai nommé MTG.

Sitôt demandé, sitôt reçu, et sitôt lu !

Parce que ça se dévore une petite gourmandise comme celle-là !

Pensez donc, un chat qui nous raconte son Noël catastrophique, qui fait preuve d'une mauvaise foi comme j'ai rarement vu et qui porte un regard ironique sur le monde qui l'entoure et particulièrement sur sa « famille » humaine ! Je ne pouvais qu'aimer !

Quel aplomb il a ce Tuffy ! Je l'envie vraiment de pouvoir prétendre que rien n'est sa faute (pas comme Valmont dans Les Liaisons dangereuses, nan, nan, nan. Tuffy, lui, pense vraiment que ce n'est pas sa faute ! Aucun remord, aucune contrition !)

Il débute son récit en nous disant qu'il a passé Noël enfermé dans le garage et que ce n'est pas juste. Il finira par remonter le cours des événements pour nous faire vivre les différentes étapes qui l'ont amené … au sommet du sapin... belle étoile rousse sur la cime verte !

Très bon moment de lecture, même quand on a bien plus de 6 ans.

Si d'autres aventures de cette boule de poils passent près de moi, je prends !

 

Voir l'avis de Sharon qui a lu en anglais ! Yes, she can !

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 19:00

 

la compagnie des spectres afficheLa Compagnie des spectres

d'après le roman de Lydie Salvayre

 

Au théâtre de la Gaité Montparnasse.

Une petite scène.

Une marionnette géante assise dans ce qui semble un petit appartement envahi de meubles et d'objets tous plus bancales et moches les uns que les autres.

Soudain, la marionnette s'anime, le masque et les vêtements tombent et une femme apparaît dans une petite robe à fleurs, style années 40-50. la compagnie des spectres 1

Alors commence un long récit où s'entremêlent les personnages (Louisiane, la fille, la mère qui perd la tête , la grand-mère, Pétain, Darnand et bien d'autres), les époques (aujourd'hui et l'Occupation), l'histoire familiale et l'Histoire.

 Louisiane et sa mère ont une routine bien établie, et vivent quasi recluses. Mais un jour un huissier sonne à la porte et vient faire l'inventaire de ce pauvre appartement.

 Bien malgré lui, il va déclencher une peur panique de la mère qui le prend pour un envoyé du collaborateur Darnand. Louisiane tente d'expliquer la raison du comportement de sa mère et retrace l'histoire familiale, le frère torturé et mort sous les coups, la mère humiliée, les vies brisées.

Cette mère est recluse dans le passé depuis plus de 60 ans, elle a fait de sa fille le réceptacle de sa folie et elles vivent toutes les deux en compagnies des spectres de l'Histoire.

 Dit comme ça, ce n'est pas franchement attrayant, Et pourtant !

 

Je dois avouer que j'ai mis quelques minutes à entrer dans le spectacle, parce que le personnage fait un récit, dans une langue certes fluide et belle, mais comme si elle nous contait une histoire, au passé simple. Mais rapidement, je me suis laissé emporter par cette langue, par le texte et surtout par l'interprétation de Zabou Breitman.

 Elle a adapté le texte de Lydie Salvayre qui n'était pas fait pour le théâtre, l'a mis en scène, et s'est approprié tous les rôles, femmes et hommes.

 Grâce à l'énergie de l'actrice, à la finesse et à la précision de son jeu, jamais nous n'avons été perdus. Nous savions toujours qui parlait et quelle époque était évoquée.

 Je vous l'ai déjà dit, j'aime cette actrice que ce soit au cinéma ou au théâtre. Elle porte ses personnages avec grâce, toujours avec subtilité, et ne force jamais les émotions.

 La mise en scène est parfois surprenante, notamment la scène où à travers une danse avec une marionnette à taille humaine de Pétain, elle fait ressortir le cynisme , la cruauté et l'obscénité de l'époque et de l'homme.

la compagnie des spectres 2

 

Cette pièce sera jouée début mars à Nice me semble-t-il. Peut-être qu'elle passera aussi dans d'autres régions.

Si ce n'est pas le cas, vous pouvez avoir un petit aperçu en écoutant Le grand entretien sur France Inter.  

la compagnie des spectres livre  Pour le challenge En scène chez Eimelle. CategorieRacine

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 08:20

La-Ballade-de-Lila-K.jpegLa Ballade de Lila K – Blandine Le Callet http://idata.over-blog.com/0/20/28/80/amour/coeur-gif-090.gif

Le roman débute avec une séparation , passage d'une grande brutalité, qui plonge le lecteur directement dans l'action, sans explications.

Qui sont ces hommes en noir qui viennent arracher une toute jeune enfant à sa mère ? Que s'est-il passé avec cette enfant ? Pourquoi une telle violence ? On ne le saura pas tout de suite. Il faudra, comme Lila refaire le chemin pour comprendre l'enchaînement des faits .

Lila est confiée au Centre, un lieu où elle sera prise en charge, soignée, éduquée. Mais cela ne se fera pas simplement.

Les premiers temps se passent dans la douleur. Elle doit subir de nombreuses opérations. Elle est hypersensible à la lumière, hurle de douleur dès qu'on l'approche d'une source lumineuse, ne supporte aucun contact physique ni la nourriture qu'on lui apporte. Elle n'a qu'une seule obsession, retrouver sa mère. Qu'a-t-il bien pu se passer pour que cette petite fille soit traitée ainsi ? Qu'a t-elle subi auparavent ?

Le lecteur ne découvrira l'histoire de Lila que par bribes, grâce à une superbe construction narrative.

C'est par la voix de Lila que l'auteur nous fait entrer dans la vie de ce jeune personnage. Lila qui écrit son histoire, qui la recompose pour nous, des années après son arrivée au Centre. Elle veut laisser une trace d'elle et de sa ballade dans ce monde qu'elle a appris à connaître et à détester.

Ecrire n'est pas un acte facile quand le papier est interdit. Elle doit ce privilège à un éducateur peu en phase avec le pouvoir en place. Ce pouvoir totalitaire - qui n'est pas sans faire penser à Orwell ou à Huxley - qui met la population sous surveillance, qui gère les pensées, la santé (allant jusqu'à soupçonner tous ceux qui gardent leurs rides et autres les signes de viellissement), le droit de fonder une famille, de travailler, de se déplacer. Qui interdit les livres au prétexte que le papier est porteur de maladies graves et qui impose des grammabooks dans lequels il est facile de faire disparaître les passages dérangeants. Mais ce pouvoir a une faille : la Zone, qui se trouve à l'extérieur des murs et où la vie n'est pas aussi aseptisée. Il y a des rebelles là-bas, les livres circulent, les maladies aussi. Mais il y a de la vie.

Lila va faire preuve d'une intelligence redoutable et son éducateur, M. Kauffmann, aura plaisir à semer en elle les graines de la rebellion. Il lui confiera un dictionnaire (objet interdit mais …), du papier et de l'encre qui lui permettront bien des années plus tard, en cachette, de raconter son histoire. Cet homme comptera beaucoup pour elle. Suivra Fernand, très attaché à suivre les règles, mais aussi très attaché à Lila qui profitera souvent de son affection pour elle. Et enfin, elle fera la connaissance de Milo, le directeur de la Grande Bibliothèque où elle a trouvé un emploi. Il connait bien la Zone, semble refuser le dictat du gouvernement (il a des rides !) et n'a pas peur de toucher les livres à mains nues. Lila, concentrée sur la recherche de sa mère et refusant toute relation avec quiconque aura malgré elle rencontré des personnes qui auront compté et qui l'auront aidé à devenir une vraie personne.

 

La construction du roman est superbe. Tout d'abord parce que le lecteur n'en sait pas plus que Lila et qu'il aura à faire le même chemin qu'elle, qu'il aura à assembler les pièces du puzzle, comme elle. Mais aussi parce qu'à certains moment on doute. Et si ce que Lila racontait n'était pas la réalité ? Si la séparation traumatisante et l'obsession de retrouver sa mère lui faisait voir ce monde bien plus noir qu'il n'était ? Qui croire ?

 

Ce beau roman dystopique pour adulte fait une critique intéressante de notre société et de ses dérives mais il trace aussi le parcours d'une jeune fille, sa quête d'identité, de son histoire et du long et douloureux chemin parcouru pour enfin pardonner et devenir. Mais devenir qui ? Quoi ? Dans quelle société ?

La fin est ouverte, comme je les aime.

Les avis de  Sandrine  Kathel  -  Lystig 


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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 17:15

Sandra bullotLes vingt-cinq vies de Sandra Bullot – Colas Gutman   http://joliscoeurs.j.o.pic.centerblog.net/otwy3n86.gif

 

Sandra Bullot est en seconde K, elle a 16 ans et on pourrait dire qu'elle est une adolescente comme les autres. Enfin presque.

Son père est au chômage et passe son temps à manger des chips. Sa mère est actrice, ou elle le croit. Son petit frère s'appelle Ao ("A pour la première lettre de l'alphabet, O pour son groupe sanguin, en cas d'accident ce sera plus simple"), ben oui, c'est une famille qui cultive l'originalité !

Elle traîne son adolescence entre le lycée où elle ne brille pas, et ses « amies » : Désirée Rathanavana, une tête ! - Sandra pense que sa mère préfèrerait l'avoir pour fille – et Irène Lara, ou Lara Irène, personne ne sait et d'ailleurs tout le monde s'en fiche !

Et puis un jour, elle reçoit un mail d'un dénommé « endive au jambon » avec en pièce jointe, une photo de son meilleur profil : son pied droit ! Qui est ce secret admirateur ? Sandra le connait forcément mais lequel de ces idiots de garçons du lycée peut-il bien être ?

Dans ce roman tonique et souvent hilarant, l'auteurfait un portrait décapant d'une jeune fille qui ne s'aime pas beaucoup et qui traîne son adolescence de vie en vie qu'elle s'invente. Elle passe de la vie de caniche royal à celle de fourmi neurasthénique, ou de pigeon émotif mais faux-cul. Vingt-cinq vies en tout, c'est ce qu'il lui faudra pour arriver à devenir tout simplement Sandra Bullot.

Colas Gutman donne à entendre une langue très imagée, bourrée d'inventions, et toujours très drôle. Son observation des ados est juste et si la vie de Sandra Bullot est légèrement exagérée (!), elle n'est quand même pas si loin de la réalité.

Un très, très bon moment de lecture.


 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 11:30

 

 Bretons

  

Dernier tour de notre ronde

Voilà, c'est la fin de cette ronde belgo-centro-bretonne, et l'occasion de belles découvertes.

Pour moi  :  La plage d'Ostende / Cézembre noire / La petite dame en son jardin de Bruges

Pour Jeneen : La Plage d'Ostende / Un grand coeur / Intérieur sud

Pour Anne : A l'angle du renard/ Un grand coeur / zembre noire

  

à l'angle du renardA l’angle du renardFabienne Juhel

 

Si je vous dit « Arsène Le Rigoleur », vous l’imaginez comment le bonhomme ? Vieux paysan d’un autre âge, l’œil malicieux et pétillant, le sourire constamment accroché aux lèvres ?

 Et bien vous n’auriez pas tout faux mais presque. Arsène est bien paysan, mais il a tout juste 40 ans et la dernière fois que quelqu’un l’a vu rigoler c’est…pfff…il y a bien longtemps.

 Il vit seul dans sa ferme depuis que sa mère est en maison de retraite. Il est accroché à cette terre qui l’a vue naître et qui le nourrit encore.

 C'est lui, Arsène, qui nous raconte son histoire. Il nous raconte l'arrivée de gens de la ville qui viennent de reprendre la vieille ferme du voisin. La gamine, Juliette , 5 ans , l'adopte tout de suite, jusqu'à l'appeler tonton. Ce n'est pas le cas de son frère, Louis, 8 ans, ni de sa mère qui se méfie de ce vieux garçon solitaire qui se plait en la compagnie d'une petite fille. On la comprend un peu.

 Pourtant, il n'a pas l'air bien méchant cet Arsène.

 Mais au fur et à mesure de son récit, il se livre, et fait découvrir des facettes de sa personnalité qui peuvent faire frémir. Il livre des évènements de son enfance et de sa vie actuelle qui peuvent donner froid dans le dos.

L'art de Fabienne Juhel, c'est de suggérer, et d'emporter le lecteur vers un univers où se mêlent bon sens paysan et croyances d'un autre temps, et où l'auteur explore l'âme humaine et ses recoins les plus sombres. 

 La vie d'Arsène le Rigoleur est reconstituée au compte goutte, sans jugement, assez froidement. Le lecteur ne peut s'empêcher de trembler pour les enfants, il sait bien que la fin ne peut pas être heureuse, mais pourtant, elle est surprenante.

 La mort est omniprésente dans ce récit dérangeant qu'on ne peut lâcher jusqu'à la fin.

 Même si la métaphore du renard tout au long des chapitres ne m'a pas convaincue ni particulièrement intéressée, le style de l'auteur m'a emportée, et une fois plongée dans ce roman je n'ai pu m'arrêter alors que je pensais au début avoir affaire à un roman de terroir que je n'affectionne pas particulièrement.

 

Merci à Jeneen pour cette découverte. Première mais certainement pas dernière lecture de cette auteur. 

 

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